Un nouveau rebondissement spectaculaire est intervenu dans le dossier judiciaire opposant le célèbre créateur de contenu béninois Flapacha à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Après plusieurs audiences marquées par des rebondissements, le procureur spécial a requis une peine de cinq (5) ans de prison ferme et une lourde amende contre le prévenu, contre toute attente.
🔎 Un procès qui bascule
L’affaire, jugée depuis fin 2025, concerne des faits présumés de cybercriminalité et d’escroquerie via Internet. Flapacha, de son vrai nom Cédric Toffa, avait été arrêté par le Centre national d’investigations numériques (CNIN) après la diffusion de vidéos sur TikTok montrant une mise en scène de kidnapping visant à susciter un buzz et, selon les autorités, à récolter des fonds auprès des internautes.
Initialement, le ministère public avait requis sa relaxe pure et simple, arguant que les éléments du dossier ne démontraient pas sa culpabilité au-delà de tout doute raisonnable. Cette position avait donné de l’espoir à la défense et à ses partisans.
📱 Le rapport du CNIN : élément clé du retournement
Toute la donne a changé le jeudi 5 février 2026 lorsque la CRIET a reçu un rapport d’analyse du CNIN. Ce rapport révèle que le téléphone mobile saisi lors de la perquisition contient des données cybercriminelles, et que cet appareil serait bel et bien utilisé par Flapacha lui-même, contrairement à ses déclarations selon lesquelles il appartenait à son frère aîné.
Le rapport indique également que plusieurs comptes personnels — notamment un compte Gmail et un compte bancaire — étaient configurés sur ce téléphone, ce qui, selon le parquet spécial, établit un lien direct avec les activités criminelles reprochées au prévenu.
⚖️ Réquisitions du ministère public
Face à ces nouveaux éléments, le procureur spécial près la CRIET a demandé à la cour de reconsidérer ses précédentes réquisitions. Plutôt que la relaxe, il a plaidé pour une condamnation ferme de cinq ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende de plusieurs millions de francs CFA.
🗣️ Position de la défense et suite du procès
Me Hugo Koukpolou, avocat de Flapacha, maintient la défense du prévenu en affirmant que le téléphone et les données incriminés appartiennent en réalité à son frère — déjà détenu pour des faits similaires. La défense continue de nier toute implication directe de Flapacha dans les actes de cybercriminalité qui lui sont reprochés.
Le verdict de ce procès très médiatisé est désormais attendu le jeudi 5 mars 2026, date à laquelle la CRIET rendra sa décision finale.






