Dans une déclaration solennelle adressée aux familles éprouvées par l’exil et les détentions à caractère politique, Paul Hounkpè, candidat de l’opposition aux élections présidentielles du 112 avril prochain a livré un message empreint de gravité, de compassion et d’engagement républicain. À travers cette prise de parole, le leader FCBE inscrit clairement la question de la réconciliation nationale au centre du débat public, à l’heure où le pays s’achemine vers de nouvelles échéances électorales.
Le message rappelle d’abord une réalité humaine souvent reléguée au second plan des controverses politiques : depuis plusieurs années, des familles béninoises vivent dans l’attente, l’angoisse et la séparation. Parents privés de leurs enfants, épouses éloignées de leurs maris, enfants grandissant sans la présence paternelle ou maternelle. « Derrière chaque dossier judiciaire, il y a une vie ; derrière chaque exil, il y a une blessure », souligne la déclaration, mettant en lumière la dimension profondément humaine de ces situations.
Face à ces drames, le candidat des cauris affirme que la souffrance des familles « n’est pas ignorée » et qu’elle « interpelle la conscience nationale ». Pour Paul Hounkpè, aucune prospérité durable ne peut s’édifier sur la fracture. La République, insiste le texte, ne saurait être perçue comme un instrument de peur ; elle doit demeurer le cadre du droit, de l’équité et de la protection de tous les citoyens, sans distinction.
Dans cette perspective, le message adopte un ton d’engagement ferme. Si la confiance du peuple béninois lui est accordée au sommet de l’État, toutes les voies juridiques et constitutionnelles seront mobilisées afin de favoriser le retour sécurisé et digne des exilés politiques, la révision équitable des procédures contestées, ainsi que la mise en œuvre de mesures de grâce, d’amnistie ou de réexamens conformes à la Constitution et aux engagements internationaux du pays. La restauration pleine et entière des droits civiques, lorsque les conditions légales seront réunies, figure également parmi les priorités annoncées.
Le candidat de l’opposition tient toutefois à lever toute équivoque : il ne s’agira ni de vengeance, ni d’un effacement désordonné du droit. L’ambition affichée est celle d’une justice équilibrée, d’une responsabilité assumée et d’une paix civile consolidée. Autrement dit, refermer les plaies sans nier les faits, réparer sans fragiliser l’État de droit.
S’adressant directement aux familles des exilés et des détenus politiques, la déclaration rappelle qu’« il n’est pas de République forte sans justice, ni de Nation apaisée sans réconciliation ». La reconstruction d’un pacte républicain fondé sur l’équilibre des pouvoirs, le pluralisme démocratique et la primauté du droit est présentée comme la condition essentielle d’un avenir commun.
Dans un ton résolument rassembleur, le secrétaire exécutif national du parti FCBE affirme tendre la main aux familles éprouvées, aux institutions et à tous ceux qui estiment que le Bénin mérite mieux que la division permanente. Rassembler, réparer, permettre le retour des frères et sœurs auprès des leurs dans la dignité et la sécurité : telle est la promesse formulée.
En conclusion, le candidat appelle à l’espoir, à la foi en la justice et à la confiance en l’avenir. Une conviction traverse l’ensemble du message : le Bénin peut se réconcilier avec lui-même et renouer avec une cohésion nationale durable, fondée sur la vérité, le courage et le respect du droit.
Intégralité de son message aux familles éprouvées






