La justice sénégalaise est au centre d’une affaire qui agite depuis plusieurs jours l’opinion publique et les réseaux sociaux dans le pays. Cette affaire judiciaire concerne des arrestations de plusieurs personnes, dont des figures connues du monde des médias et du spectacle, dans le cadre d’enquêtes portant sur des relations homosexuelles, la transmission volontaire du VIH et d’autres infractions graves.
Selon les informations officielles, la Brigade de recherches de Keur Massar a procédé à l’interpellation, en plusieurs temps entre les 4 et 6 février, de douze (12) Sénégalais, dont des personnalités médiatiques, pour association de malfaiteurs, actes dits « contre nature » liés à des relations homosexuelles, transmission volontaire du VIH/Sida par des rapports non protégés et mise en danger de la vie d’autrui.
Les personnalités citées dans l’enquête incluent, selon certains quotidiens sénégalais, l’animateur de radio et de télévision Pape Cheikh Diallo et le chanteur Djiby Dramé, qui ont été placés en garde à vue aux côtés d’autres individus.
Les médias évoquent une « bombe sanitaire et judiciaire », tant l’affaire a pris de l’ampleur dans la presse locale. Le journal Le Soleil note l’émoi suscité par la révélation de faits supposés impliquant des personnes séropositives, et des rapports non protégés avec d’autres partenaires.
Cette affaire intervient dans un contexte où le Sénégal criminalise encore les relations entre personnes de même sexe : les « actes contre nature avec un individu du même sexe » restent punis par la loi sénégalaise, et des peines de prison sont encourues pour ces infractions.
L’affaire a également suscité des réactions de défense des droits humains. Des organisations de la société civile ont exprimé leur inquiétude face au climat de stigmatisation et aux risques d’arrestations arbitraires, rappelant que les personnes interpellées sont présumées innocentes jusqu’à preuve du contraire.
Alors que les procédures judiciaires se poursuivent, cette affaire continue d’alimenter les débats au Sénégal sur les questions de mœurs, de respect des lois et des droits de la personne, et sur la manière dont la justice traite des faits impliquant des comportements désormais très médiatisés.






