Dans un contexte de forte tension politique et militaire au Venezuela, le général Vladimir Padrino López, ministre de la Défense, a annoncé dimanche que l’armée vénézuélienne reconnaissait Delcy Rodríguez, jusqu’alors vice-présidente, comme présidente par intérim du pays. Cette décision intervient au lendemain de l’enlèvement du président Nicolás Maduro par les forces américaines lors d’une opération menée sur le sol vénézuélien.
Au cours d’une allocution télévisée, le général Padrino López a lu un communiqué officiel précisant que la Cour suprême du Venezuela avait ordonné à Delcy Rodríguez d’assumer les fonctions de cheffe de l’État pour une période de 90 jours, afin de garantir la continuité administrative et assurer la défense de la nation en ces heures particulièrement difficiles.
Dans la même déclaration, le ministre de la Défense a réclamé la libération immédiate de Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, actuellement détenus aux États-Unis, tout en dénonçant l’assassinat « de sang froid » d’une partie de l’équipe de protection du président lors de l’intervention américaine. Cette accusation souligne la gravité de l’opération qui a conduit à l’arrestation de Maduro, point central d’une crise politique majeure qui secoue le pays.
La reconnaissance de Delcy Rodríguez par l’armée représente une tentative de stabiliser le pays après ces événements dramatiques, tout en assurant la continuité de l’État vénézuélien sous pression externe. L’annonce a également été accompagnée d’un appel lancé aux citoyens à reprendre leurs activités normales et à faire preuve de calme et de rationalité face à la situation.
Cette évolution politique intervient dans un climat international tendu, marqué par de vives réactions et une attention mondiale centrée sur le Venezuela et ses institutions.





