L’activiste panafricaniste béninois Kémi Séba comparaît à nouveau ce lundi 11 mai 2026 devant le tribunal régional de Pretoria, en Afrique du Sud, dans une affaire qui continue de susciter une forte attention médiatique et politique aussi bien sur le continent africain qu’à l’international.
Détenu depuis plusieurs semaines après son arrestation en Afrique du Sud, Kémi Séba fait face à des accusations liées notamment à des violations présumées des lois migratoires sud-africaines. Les autorités béninoises réclament également son extradition, l’activiste étant recherché au Bénin pour des faits liés à « l’incitation à la rébellion » après son soutien affiché à la tentative de coup d’État déjouée en décembre 2025.
Lors de la précédente audience tenue fin avril, le tribunal avait renvoyé l’examen de sa demande de mise en liberté provisoire au 11 mai, prolongeant ainsi sa détention. Le parquet sud-africain s’était opposé à une libération sous caution, évoquant des soupçons jugés graves par l’accusation. De son côté, la défense de Kémi Séba rejette catégoriquement les charges retenues contre lui et dénonce une procédure à forte connotation politique.
Selon plusieurs médias internationaux, cette nouvelle audience pourrait être décisive pour la suite de la procédure judiciaire. La justice sud-africaine devra notamment se prononcer sur le maintien en détention de l’activiste, une éventuelle remise en liberté sous contrôle judiciaire ou encore l’évolution de la procédure d’extradition sollicitée par le Bénin.
Figure controversée du panafricanisme contemporain, Kémi Séba demeure un personnage influent sur les réseaux sociaux, où ses prises de position contre l’influence occidentale en Afrique lui valent une forte audience auprès d’une partie de la jeunesse africaine. Ses détracteurs l’accusent cependant d’entretenir des discours radicaux et de multiplier les provocations politiques.



