Le chef du 12ᵉ arrondissement de Cotonou, Samuel Akindes Adékambi, a comparu ce lundi 18 mai 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) dans une affaire d’abus de fonction présumé. À la barre, l’autorité communale a catégoriquement contesté les faits mis à sa charge.
Assisté de son avocate, le prévenu a plaidé non coupable lors de cette première audience consacrée à l’examen du dossier. Après les débats préliminaires, la juridiction spéciale a décidé de renvoyer l’affaire au 1er juin 2026 pour la poursuite de la procédure.
Une affaire née d’une enquête de la BEF
Selon plusieurs sources concordantes, l’affaire trouve son origine dans une opération menée par la Brigade économique et financière (BEF). Le chef d’arrondissement avait été interpellé le 1er mai 2026 avant d’être présenté quelques jours plus tard au parquet spécial près la CRIET.
À l’issue de son audition, un mandat de dépôt avait été décerné contre lui, entraînant son placement en détention préventive à la maison d’arrêt de Cotonou. Les faits exacts reprochés n’ont toutefois pas encore été détaillés publiquement par le parquet spécial.
Un dossier suivi de près
L’évolution de cette affaire suscite une attention particulière au sein de l’opinion publique, d’autant qu’elle intervient dans un contexte marqué par plusieurs procédures judiciaires impliquant des élus locaux et des dossiers fonciers dans la capitale économique béninoise.
La prochaine audience prévue le 1er juin devrait permettre à l’accusation de présenter les éléments réunis contre le chef d’arrondissement, tandis que la défense entend poursuivre la contestation des charges retenues contre son client.



