La République démocratique du Congo fait face à une nouvelle flambée de la maladie à virus Ebola dans sa partie orientale. Les autorités sanitaires congolaises, appuyées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont confirmé l’apparition de cette nouvelle épidémie dans la province de l’Ituri, suscitant une vive inquiétude au niveau régional et international.
Selon les premières informations communiquées par l’OMS, cette épidémie est liée à la souche Bundibugyo du virus Ebola, une variante plus rare pour laquelle il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique reconnu.
Les zones de santé de Mongbwalu, Rwampara et Bunia figurent parmi les principales localités touchées. Au 16 mai 2026, les autorités faisaient état de plusieurs centaines de cas suspects et de dizaines de décès enregistrés dans la province de l’Ituri.
Face à la gravité de la situation, l’OMS a intensifié sa réponse d’urgence en déployant des experts sur le terrain ainsi que plusieurs tonnes de matériel médical destinées aux centres de prise en charge et aux équipes sanitaires mobilisées dans les zones affectées.
Les autorités sanitaires redoutent notamment une propagation rapide de la maladie en raison des déplacements fréquents des populations, de l’insécurité persistante dans certaines régions de l’est congolais et de la proximité avec les pays voisins, dont l’Ouganda.
L’Organisation mondiale de la Santé a d’ailleurs déclaré cette flambée d’Ebola comme une urgence de santé publique de portée internationale, appelant à une mobilisation rapide des États et des partenaires sanitaires afin de limiter les risques d’expansion régionale.
Depuis la découverte du virus en 1976 sur le territoire congolais, la RDC demeure l’un des pays les plus confrontés aux épidémies d’Ebola. Cette nouvelle flambée est la 17e enregistrée dans le pays.



