La Chambre criminelle de Ziguinchor a examiné une affaire de féminicide impliquant Oumar Sadio, poursuivi pour la mort de sa compagne, Binta Diatta. Les faits se sont déroulés en février 2024 à Cap-Skirring, dans leur appartement situé au quartier Montagne.
Selon les éléments de l’enquête, l’accusé s’était présenté de lui-même à la brigade territoriale de Cap-Skirring pour signaler la découverte du corps sans vie de la jeune femme. Les forces de l’ordre, dépêchées sur les lieux, avaient constaté plusieurs blessures sur le corps de la victime.
Les investigations menées dans le logement ont permis la découverte d’un coupe-coupe présentant des traces de sang, identifié comme l’arme présumée du crime. L’autopsie a conclu à une mort violente, consécutive à une importante hémorragie et à de graves lésions cervicales.
Au cours de l’enquête, puis devant la justice, Oumar Sadio a reconnu avoir porté les coups mortels à sa compagne, évoquant une dispute sur fond de colère. À l’audience, il a réitéré ses aveux devant la Chambre criminelle, déclarant : « Oui, j’ai tué ma copine ».
Pour le ministère public, les faits sont clairement établis. Le parquet a toutefois requis une requalification de l’“assassinat” en “meurtre”, estimant que la préméditation ne serait pas caractérisée, avant de demander une peine de vingt ans de travaux forcés contre l’accusé.
La défense, pour sa part, conteste toute intention préméditée et plaide une requalification des faits en coups et blessures volontaires, assortie de circonstances atténuantes.



