Dans le cadre du projet OUESTAF, les acteurs engagés dans la gestion des migrations et la protection des personnes vulnérables ont tenu, ce jeudi à Grand-Popo, la deuxième séance de concertation consacrée à l’évaluation des mécanismes de protection et d’assistance aux migrant.e.s au Bénin.


Réunis à l’hôtel No Stress, les participants ont franchi une étape décisive avec la présentation, l’examen et la validation de la Procédure Opérationnelle Standard (POS) destinée à encadrer et harmoniser les interventions en matière de protection, d’assistance et de prise en charge des migrant.e.s, notamment les femmes, les jeunes filles et les enfants, identifiés comme groupes particulièrement vulnérables.
Cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre du Résultat 2.2, axé sur le renforcement de la société civile dans la lutte contre le trafic de migrant.e.s et l’amélioration de l’assistance aux victimes, à travers une approche coordonnée et intégrée.
Une concertation participative pour renforcer le dispositif
Cette deuxième séance fait suite à une première rencontre ayant permis de poser les bases du mécanisme de coordination et de recueillir les premières recommandations des différentes parties prenantes. Le processus, appuyé par une expertise technique, vise à mettre en place un cadre opérationnel consensuel, adapté aux réalités du terrain et aux exigences des acteurs impliqués.


Au cours des travaux, la POS a été présentée par la consultante du projet avant d’être soumise à des échanges en plénière et à des travaux de groupes. Les participants ont apporté des contributions portant sur l’amélioration des mécanismes de coordination, la clarification des rôles et responsabilités, ainsi que les dispositifs de suivi, d’évaluation et de mise en œuvre.
Un outil de référence pour la coordination des interventions
La Procédure Opérationnelle Standard validée est désormais appelée à servir de cadre de référence pour l’ensemble des intervenants, notamment les services étatiques, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les acteurs communautaires engagés dans la protection des migrant.e.s.
Elle vise à renforcer la cohérence des actions, améliorer la coordination entre les structures et garantir une meilleure efficacité des interventions en matière de protection et d’assistance.
Une réponse structurée aux défis migratoires
Pour les participants, cette validation représente une avancée significative dans la lutte contre les risques liés aux migrations irrégulières et au trafic de personnes. Elle devrait permettre d’améliorer la prévention, la prise en charge et l’accompagnement des victimes grâce à une approche harmonisée et plus opérationnelle.
À l’issue de la rencontre, plusieurs livrables ont été annoncés, notamment un rapport de la séance, une synthèse des contributions des participant.e.s, ainsi qu’un document final intégrant les amendements validés.
Avec cette étape, les acteurs impliqués dans le projet OUESTAF espèrent désormais une mise en œuvre effective et rapide de la POS, en vue de renforcer durablement le système de protection des migrant.e.s au Bénin.



