L’inquiétude grandit à Sokan Dovidja, une localité de l’arrondissement de Zinvié dans la commune d’Abomey-Calavi. Des propriétaires terriens et acquéreurs de parcelles tirent la sonnette d’alarme face à ce qu’ils qualifient de multiplication des cas de spoliation foncière dans la zone.
Selon plusieurs témoignages concordants, des individus s’attribueraient illégalement des terrains appartenant à des familles et à des particuliers. Des parcelles acquises depuis plusieurs années, parfois couvertes par des documents administratifs et des actes de propriété, feraient aujourd’hui l’objet de contestations et de tentatives d’occupation forcée.
Pour les populations concernées, cette situation crée un climat d’insécurité foncière et d’incertitude. Elles affirment vivre dans la crainte de voir leurs biens leur être retirés malgré les investissements réalisés et les démarches effectuées en toute légalité.
Face à cette situation jugée préoccupante, les sages et notables de Sokan Dovidja montent au créneau. Ils dénoncent des pratiques susceptibles de fragiliser la cohésion sociale et de provoquer des tensions au sein de la communauté.
Les responsables communautaires invitent les autorités compétentes à se saisir du dossier afin de faire toute la lumière sur les différents litiges signalés. Ils réclament notamment l’ouverture d’enquêtes approfondies et la prise de mesures visant à protéger les droits des propriétaires légalement établis.
Dans un appel pressant, les sages et notables sollicitent l’intervention du président de la République, Romuald Wadagni. Ils espèrent que le chef de l’État instruira les services compétents afin que des solutions durables soient trouvées et que cessent les occupations contestées de terres.
Pour les habitants de Sokan Dovidja, une action rapide des pouvoirs publics apparaît indispensable pour restaurer la confiance, garantir la sécurité foncière et préserver la paix sociale dans cette localité de la commune d’Abomey-Calavi.



