Lors de l’examen du projet de loi de finances rectificative, gestion 2026, à l’Assemblée nationale, le premier questeur, l’Honorable Labiou Amadou Djibril, a exprimé un soutien ferme et assumé aux nouvelles orientations budgétaires proposées par le gouvernement. À travers une intervention remarquée, le député de la première circonscription électorale a défendu la pertinence des ajustements opérés par l’Exécutif pour répondre aux défis économiques et sociaux du moment.
D’entrée de jeu, le parlementaire a salué l’engagement de la nouvelle équipe gouvernementale conduite par le président Romuald Wadagni. Fort de son expérience dans l’administration financière publique, il a particulièrement rendu hommage aux responsables du secteur des finances, convaincu de leur capacité à poursuivre les réformes engagées et à préserver les équilibres macroéconomiques du pays.
Pour le premier questeur, la continuité observée dans la conduite de la politique économique nationale constitue un facteur essentiel de confiance pour les partenaires techniques et financiers ainsi que pour les investisseurs. Selon lui, la rigueur, la discipline budgétaire et la vision stratégique qui caractérisent la gouvernance actuelle demeurent des atouts majeurs pour la consolidation des performances économiques du Bénin.
L’un des points forts de son intervention a porté sur la relance des relations avec les pays voisins, notamment le Niger et les États de l’hinterland. L’Honorable Labiou Amadou Djibril a salué les efforts diplomatiques entrepris par le gouvernement pour restaurer un climat de coopération régionale favorable aux échanges commerciaux.
À ses yeux, cette dynamique de décrispation représente une opportunité importante pour renforcer les recettes nationales, fluidifier les activités économiques et améliorer les conditions de vie des populations vivant des échanges transfrontaliers, en particulier dans les localités du Nord-Bénin.
Abordant le contenu du collectif budgétaire, le député a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un simple réajustement technique des comptes publics, mais d’un instrument stratégique destiné à accompagner les nouvelles priorités gouvernementales. Il a notamment mis en avant plusieurs facteurs justifiant la hausse du budget, notamment la réduction des charges liées au service de la dette, le renforcement des investissements publics, l’appui accru au secteur agricole et la consolidation des mécanismes de protection sociale.
Selon lui, ces choix traduisent la volonté du gouvernement de soutenir durablement la croissance économique tout en protégeant les couches les plus vulnérables face aux effets de la conjoncture internationale.
Au terme de son intervention, le premier questeur a réaffirmé son adhésion totale au projet de loi de finances rectificative et annoncé son vote favorable. Il a toutefois souligné l’importance d’une gestion rigoureuse des ressources publiques afin de préserver la soutenabilité budgétaire du pays.
« Les mesures sociales sont nécessaires pour accompagner les populations confrontées à la hausse du coût de la vie, mais elles doivent s’inscrire dans une logique de responsabilité financière », a-t-il indiqué en substance.
Par cette prise de position, l’Honorable Labiou Amadou Djibril confirme son attachement à une gouvernance budgétaire fondée sur l’efficacité, la prudence et la recherche permanente de l’intérêt général. Son intervention vient ainsi renforcer le consensus parlementaire autour d’un budget rectificatif présenté comme un levier d’accélération du développement économique et social du Bénin.Labiou Amadou Djibril est le premier questeur de l’Assemblée nationale du Bénin et a été reconduit à ce poste au sein de la 10ᵉ législature.



