Les députés béninois ont adopté, ce vendredi 10 juillet 2026, la loi n°2026-14 portant abrogation de l’ensemble des dispositions du titre II du livre premier de la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral en République du Bénin, telle que modifiée par la loi n°2024-13 du 15 mars 2024.
Cette décision parlementaire marque une étape importante dans la réorganisation du dispositif électoral national. Les dispositions abrogées concernent en effet la Commission électorale nationale autonome (CENA), l’institution chargée de l’organisation et de la supervision des scrutins au Bénin.
La CENA suspendue dans sa configuration actuelle
À travers cette abrogation, l’architecture actuelle de la CENA, composée du Conseil électoral et de la Direction générale des Élections (DGE), est supprimée provisoirement. Cette mesure intervient dans l’attente d’une réflexion approfondie devant aboutir à une nouvelle configuration de l’institution électorale.
L’objectif affiché est de procéder à une étude sur la restructuration complète du dispositif d’organisation des élections afin de l’adapter aux nouvelles exigences du système électoral béninois.
La loi adoptée prévoit également les dispositions transitoires nécessaires à la gestion des conséquences de cette suppression. Ainsi, un décret pris en Conseil des ministres devra définir les modalités de conservation du patrimoine de la CENA ainsi que la liquidation des engagements contractés par l’institution.
Le personnel redéployé dans l’administration publique
Concernant les agents de la Commission électorale nationale autonome, le texte adopté précise que le personnel est mis à la disposition de l’administration publique. Cette disposition vise à assurer la continuité administrative et la gestion des ressources humaines issues de l’ancienne structure.
Cette réforme intervient dans un contexte de transformation du cadre institutionnel béninois, marqué notamment par les changements apportés au système politique et électoral à travers les différentes révisions législatives et constitutionnelles.
La prochaine étape sera donc consacrée à la définition d’un nouveau modèle d’organisation des élections au Bénin, avec pour enjeu majeur de garantir l’efficacité, la transparence et la crédibilité du processus électoral.



