Le Centre national d’investigations numériques (CNIN) a annoncé l’interpellation de deux tiktokeuses impliquées dans des sessions en direct à caractère sexuel sur les réseaux sociaux. Plusieurs autres personnes présentées comme leurs complices ont également été interpellées dans le cadre de cette affaire.




Selon les éléments communiqués par le CNIN, l’une des deux créatrices de contenus aurait diffusé un live au cours duquel elle se serait dénudée. La seconde est, quant à elle, accusée d’avoir tenu des propos obscènes et vulgaires au cours de sessions diffusées en ligne.
Des téléphones saisis et de nouvelles infractions présumées
L’enquête ne se serait toutefois pas limitée aux faits ayant motivé les interpellations. La saisie et l’exploitation des téléphones des personnes concernées auraient permis aux enquêteurs de découvrir d’autres éléments susceptibles d’être liés à des infractions de cybercriminalité.
Le CNIN rappelle ainsi que les réseaux sociaux, malgré leur dimension de divertissement, demeurent soumis au respect des lois en vigueur. Les contenus diffusés publiquement peuvent engager la responsabilité de leurs auteurs lorsqu’ils franchissent les limites fixées par la législation.



Cette affaire intervient dans un contexte de surveillance accrue des activités menées sur les plateformes numériques au Bénin. Ces dernières années, plusieurs créateurs de contenus ont déjà fait l’objet d’enquêtes ou de poursuites après des publications ou des directs controversés. Le CNIN avait notamment interpellé en 2025 les auteurs présumés d’un compte TikTok proposant illicitement des produits abortifs.
Le CNIN rappelle les risques liés aux dérives sur TikTok
À travers cette nouvelle opération, le Centre entend également rappeler que l’utilisation d’un pseudonyme ou d’un compte sur les réseaux sociaux ne constitue pas une protection contre les poursuites judiciaires.
Les personnes qui participent à des contenus susceptibles de constituer des infractions, tout comme celles qui les facilitent ou les encouragent, peuvent être concernées par les investigations. Le CNIN insiste donc sur la nécessité pour les utilisateurs des réseaux sociaux de mesurer les conséquences de leurs publications et de leurs interactions en ligne.
La structure, chargée de lutter contre la cybercriminalité et de conduire les investigations numériques au Bénin, mène régulièrement des opérations contre des activités illicites commises ou facilitées au moyen des technologies numériques.
L’affaire des deux tiktokeuses devrait désormais connaître une suite judiciaire. Les prochaines étapes de la procédure permettront notamment de déterminer les infractions finalement retenues contre les personnes interpellées et les éventuelles sanctions encourues.
Au-delà du buzz et de la recherche de visibilité, le message du CNIN est clair : les réseaux sociaux ne constituent pas une zone de non-droit.



