Un mouvement de colère a éclaté ce mercredi matin à Koguémè-Toto Lokovi-Ayilakodji, dans l’arrondissement de Pahou Avlékété. Femmes, jeunes et sages de la localité se sont mobilisés pour dénoncer les travaux de dragage de sable entrepris sur le site, qu’ils estiment préjudiciables à leurs activités et lancés sans concertation préalable avec les populations.






La tension monte à Koguémè-Toto Lokovi-Ayilakodji. Ce mercredi matin, plusieurs habitants de cette localité de l’arrondissement d’Avlékété ont investi le site concerné par des travaux de dragage de sable pour exprimer leur mécontentement.
À l’origine de cette mobilisation, les conséquences du dragage sur les activités génératrices de revenus exercées par les populations sur le site. Selon les manifestants, le démarrage des travaux a entraîné le blocage de plusieurs de leurs activités, compromettant ainsi leurs moyens de subsistance.
La contestation porte également sur la manière dont les travaux auraient été engagés. Les populations affirment ne pas avoir été suffisamment consultées avant le lancement du dragage. Elles dénoncent notamment l’attitude de l’entreprise chargée des travaux, à laquelle elles reprochent de ne pas avoir obtenu, selon elles, leur autorisation ou leur accord préalable.
Face à cette situation, les différentes composantes de la communauté se sont mobilisées. Femmes, jeunes et sages ont convergé vers le site pour faire entendre leur voix et réclamer l’arrêt immédiat des opérations.
« Nous ne pouvons pas accepter que nos activités soient bloquées du jour au lendemain sans aucune concertation », dénoncent en substance les manifestants, qui demandent l’ouverture d’un dialogue avec les responsables concernés.





La mobilisation intervient dans une zone où les localités d’Avlékété, Koguémè et Lokavi sont bien identifiées dans les documents de référence sur le territoire côtier de la commune de Ouidah. Le site d’Avlékété fait par ailleurs partie d’un espace côtier présentant des enjeux environnementaux et socio-économiques importants.





Pour l’heure, les populations maintiennent leur exigence principale : la suspension immédiate du dragage, en attendant, selon elles, une concertation avec les autorités locales, les responsables de l’entreprise et les représentants de la communauté.
Cette mobilisation traduit surtout le malaise d’une population qui estime que ses activités et ses intérêts doivent être pris en compte avant toute intervention susceptible de modifier durablement son espace de vie et de travail.



