Une jeune femme d’environ 25 ans a été interpellée dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 septembre 2026, alors qu’elle se trouvait dans un champ de piment sur le site maraîcher de Djeffa, dans la commune de Sèmè-Podji. La surveillance du site étant notamment assurée par les Zangbéto, la suspecte a d’abord été conduite auprès des responsables de cette organisation traditionnelle avant sa présentation aux autorités compétentes.
Il était environ 1 heure du matin lorsque des cris ont alerté les personnes présentes aux abords du site de maraîchage de Djeffa. Dans un champ consacré à la culture du piment, une jeune femme, présentée comme une personne mariée âgée d’environ 25 ans, aurait été surprise alors qu’elle tentait de s’emparer de produits agricoles.
Après son interpellation, le propriétaire du champ l’a conduite auprès du Zangandaho de la commune à Djeffa, le site étant placé sous la surveillance des Zangbéto. Cette démarche s’inscrit, selon les explications recueillies sur place, dans le cadre des règles traditionnelles appliquées sur les espaces placés sous leur contrôle.
Les Zangbéto veulent renforcer la surveillance du site
Selon les responsables concernés, les Zangbéto considèrent que l’accès frauduleux à un champ placé sous leur surveillance constitue une violation des règles qui encadrent ces espaces. Ils indiquent toutefois que les éventuelles sanctions relevant de leurs pratiques traditionnelles doivent être appliquées sans violence ni sévices, et que les personnes interpellées doivent ensuite être remises aux autorités compétentes conformément à la réglementation en vigueur.
L’incident a également été l’occasion pour les responsables des Zangbéto de lancer un avertissement à l’endroit des personnes qui s’introduisent dans les exploitations maraîchères pour y dérober des produits ou du matériel. Ils assurent que la surveillance sera renforcée afin de contribuer, aux côtés des forces de sécurité, à la prévention des vols sur le site.
Les maraîchers confrontés à des vols récurrents
Cette interpellation intervient dans un contexte marqué par des plaintes de plusieurs maraîchers de la zone. Ces derniers rapportent notamment des disparitions de matériels de travail ainsi que de produits issus de leurs exploitations.
Le site fait déjà l’objet de patrouilles des forces de sécurité. Les producteurs saluent cette présence et souhaitent voir les dispositifs de surveillance maintenus et renforcés.
De leur côté, les Zangbéto affirment vouloir compléter l’action des forces de sécurité, et non se substituer aux services publics compétents. Ils encouragent les victimes de vols à signaler systématiquement les faits et à déposer plainte auprès des autorités afin de permettre l’ouverture des procédures prévues par la loi.
L’interpellation de cette jeune femme constitue ainsi un nouvel épisode dans les efforts engagés pour sécuriser les exploitations agricoles de Djeffa et réduire les actes de vol dénoncés par les maraîchers de Sèmè-Podji.



