Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a reçu, jeudi 8 octobre 2026, les responsables de trois organisations syndicales au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Cette troisième rencontre en moins de six mois témoigne de la volonté des deux parties de consolider leur collaboration et de mieux prendre en compte les préoccupations des travailleurs dans l’élaboration des lois.
Le dialogue se poursuit entre le Parlement béninois et les représentants du monde du travail. Au cabinet du président de l’Assemblée nationale, les discussions ont réuni les responsables de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin), de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (CGTB) et de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (UNSTB).
Au cœur de cette audience : les perspectives de collaboration entre l’institution parlementaire et les organisations syndicales, avec pour ambition de renforcer la prise en compte des attentes des travailleurs dans le processus législatif.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges engagés depuis l’élection de Joseph Fifamin Djogbénou à la tête de l’institution parlementaire. Elle traduit la volonté des partenaires de maintenir un cadre de concertation régulier autour des questions qui touchent directement le monde du travail.
Les préoccupations des travailleurs au cœur du processus législatif
Pour les responsables syndicaux, l’enjeu dépasse le simple cadre d’une audience institutionnelle. Il s’agit de parvenir à une collaboration structurée avec l’Assemblée nationale, afin que les préoccupations des travailleurs soient davantage prises en considération lors de l’examen et de l’adoption des textes législatifs.
Les lois votées par les députés ayant des répercussions sur les conditions de travail, les droits sociaux et les intérêts des salariés, les organisations syndicales souhaitent pouvoir faire entendre leur voix en amont des décisions parlementaires.
L’objectif est notamment de mettre en place des mécanismes d’échanges permettant aux représentants des travailleurs de porter leurs propositions et leurs préoccupations à la connaissance des parlementaires.
Une telle démarche pourrait contribuer à enrichir les débats législatifs et à favoriser une meilleure prise en compte des réalités professionnelles et sociales dans les textes adoptés par la représentation nationale.
Appolinaire Afféwé salue l’ouverture du président Djogbénou
Au terme de l’audience, Appolinaire Afféwé, secrétaire général de l’UNSTB et porte-parole de la délégation syndicale, s’est félicité de la qualité des échanges avec le président de l’Assemblée nationale.
Il a rappelé que les responsables syndicaux avaient été reçus une première fois par Joseph Djogbénou dès son élection, avant même son investiture. Cette première prise de contact avait permis d’évoquer plusieurs préoccupations et de convenir de la nécessité de poursuivre les discussions après son installation officielle.
Saluant la disponibilité du président du Parlement, le porte-parole de la délégation a particulièrement insisté sur la régularité des rencontres, qu’il considère comme un signe d’ouverture et d’écoute.
« Le rencontrer pour la troisième fois en moins de six mois en est la preuve », a-t-il souligné, avant de qualifier Joseph Djogbénou de dirigeant faisant preuve d’une « ouverture d’esprit hors du commun ».
Pour Appolinaire Afféwé, cette disposition à l’écoute constitue un signal encourageant pour la poursuite du dialogue entre les organisations syndicales et l’institution parlementaire.
Vers une collaboration plus étroite entre le Parlement et les syndicats
Au-delà des appréciations formulées à l’issue de l’audience, les échanges ouvrent la voie à une collaboration plus étroite entre les représentants des travailleurs et les responsables de l’institution parlementaire.
Les organisations syndicales entendent ainsi contribuer davantage aux réflexions sur les textes susceptibles d’influencer la vie professionnelle et sociale des travailleurs béninois.
De son côté, l’Assemblée nationale est appelée à jouer pleinement son rôle institutionnel dans la prise en compte des préoccupations exprimées par les acteurs du monde du travail, dans le respect de ses attributions.
À travers cette troisième rencontre en moins de six mois, les deux parties affichent leur volonté de maintenir le dialogue et de faire de la concertation un levier de rapprochement entre les décisions législatives et les attentes sociales.
Pour les responsables syndicaux, les échanges avec Joseph Fifamin Djogbénou sont porteurs d’espoir. Reste désormais à traduire cette dynamique en mécanismes de concertation durables, capables de donner une place effective aux préoccupations des travailleurs dans le processus législatif.



