Mendicité des enfants dans le Nord : trois engagements de Janvier Yahouédéou pour une riposte locale

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj,...
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Face à l’ampleur de la mendicité des enfants dans le nord du Bénin, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Janvier Yahouédéou, entend renforcer l’implication des collectivités territoriales dans la protection de l’enfance. À Parakou, le mardi 13 octobre 2026, il a pris plusieurs engagements pour faire des communes des acteurs clés de la lutte contre ce phénomène préoccupant.

La lutte contre la mendicité des enfants nécessite une mobilisation coordonnée des pouvoirs publics, des collectivités territoriales, des autorités religieuses et des organisations de la société civile. C’est dans cette perspective qu’une séance de concertation s’est tenue, le mardi 13 octobre 2026 à Parakou, en présence du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Janvier Yahouédéou, de la ministre de la Famille et de l’Action sociale, ainsi que du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Cette rencontre a permis de mettre l’accent sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention et de protection des enfants exposés à la mendicité dans les départements du nord du pays. Au cœur des échanges : la responsabilité des communes dans la prise en charge des enfants vulnérables et la recherche de solutions durables à un phénomène qui soulève des préoccupations sociales et sécuritaires.

Des chiffres qui interpellent

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Dans son intervention, Janvier Yahouédéou a présenté des données qui témoignent de l’ampleur de la situation. Depuis 2019, quelque 4 453 enfants en situation de rue et de mendicité ont été recensés dans les quatre départements du Nord. À Kandi et à Malanville, le taux de mendicité active des enfants dépasse 75 %. Plus préoccupant encore, un enfant sur deux dormirait à même le sol, tandis que plus d’un sur trois ne prendrait qu’un seul repas par jour.

Pour le ministre, ces statistiques traduisent une réalité humaine qui exige une réponse collective et déterminée.

« Derrière chacun de ces chiffres, il y a un visage. […] Un enfant laissé seul est un enfant exposé aux risques d’exploitation et d’embrigadement. Protéger ces enfants, c’est aussi protéger la paix dans nos communes », a-t-il déclaré.

Au-delà de la mendicité elle-même, le défi consiste donc à prévenir les risques auxquels ces enfants sont exposés et à leur garantir des conditions de vie plus dignes, ainsi qu’un meilleur accès à l’éducation et à la formation.

Trois engagements pour responsabiliser les communes

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Face à cette situation, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale a réaffirmé la place des collectivités territoriales dans la mise en œuvre des politiques de protection sociale. Selon lui, la décentralisation ne saurait se limiter à la gestion administrative des territoires : elle doit également se traduire par la capacité des communes à répondre aux besoins des populations les plus vulnérables.

Dans cette dynamique, Janvier Yahouédéou a pris trois engagements au nom de son ministère.

Le premier consiste à accompagner les communes concernées dans l’intégration de la protection de l’enfance et de la lutte contre la mendicité dans leurs plans de développement et leurs budgets. L’objectif est de faire de ces préoccupations des priorités concrètes de l’action publique locale.

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Le deuxième engagement porte sur la désignation, dans chacune des cinq communes ciblées, d’un point focal chargé de faciliter la coordination avec les services sociaux et les organisations de la société civile. Ce dispositif devrait permettre d’améliorer le suivi des actions engagées et la collaboration entre les différents intervenants.

Enfin, le ministre entend mobiliser les chefs d’arrondissement, de village et de quartier. Ces autorités locales seront appelées à contribuer au recensement des sites et des écoles coraniques, ainsi qu’à l’enregistrement des enfants à l’état civil.

À travers ces mesures, le département ministériel entend renforcer l’ancrage territorial des initiatives de protection de l’enfance et favoriser une meilleure coordination des interventions sur le terrain.

Les élus locaux et les leaders religieux appelés à jouer leur partition

Pour obtenir des résultats durables, l’action des pouvoirs publics devra s’appuyer sur l’engagement des communautés. C’est pourquoi Janvier Yahouédéou a lancé un appel aux élus locaux, aux autorités administratives, aux imams et aux autres leaders religieux afin qu’ils prennent une part active à cette mobilisation.

« Nous avons besoin de vous pour dire, avec nous, que la dignité de l’enfant est aussi une valeur de foi », a-t-il souligné.

Cette démarche vise à faire de la protection de l’enfance une responsabilité partagée, en tenant compte du rôle que les autorités communautaires et religieuses peuvent jouer dans la sensibilisation des familles et l’évolution des pratiques sociales.

Le ministre a également insisté sur la nécessité de dépasser les réponses ponctuelles à la mendicité pour offrir aux enfants concernés de véritables perspectives d’avenir. À cet égard, il a relevé que 68 % des enfants rencontrés souhaitent apprendre un métier. Une donnée qui, selon lui, souligne l’importance de développer des solutions favorisant leur formation et leur insertion socioprofessionnelle.

« Ces enfants ne demandent en réalité pas seulement la charité. Ils demandent aussi une chance. À nous, élus, administrations, leaders religieux et société civile, de faire en sorte que la main qu’ils tendent aujourd’hui soit, demain, une main qui travaille, une main qui crée, une main qui contribuera à construire le Bénin de demain », a-t-il déclaré.

Un rendez-vous fixé dans six mois pour mesurer les progrès

Au terme de la rencontre, Janvier Yahouédéou a proposé à ses homologues chargés des Affaires sociales et de l’Intérieur de se retrouver dans six mois pour évaluer les avancées enregistrées.

Cette prochaine concertation devrait permettre d’apprécier, commune par commune, les résultats des mesures annoncées et les efforts effectivement consentis pour lutter contre la mendicité des enfants.

Au-delà des engagements pris à Parakou, l’enjeu sera désormais de traduire les orientations définies en actions concrètes sur le terrain. Car, si la mobilisation institutionnelle constitue une étape importante, l’efficacité de cette démarche dépendra surtout de la capacité des acteurs concernés à offrir aux enfants vulnérables une protection effective et des perspectives d’avenir.Autres titres possibles :

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.