Dans une chronique intitulée « Homonymie, nomination et sens des responsabilités », Dr Bertin Koovi apporte des précisions sur l’identité de Mamoudou Wally Zoumarou, qui a décliné sa nomination au poste de chargé de mission du président de l’Assemblée nationale. Il saisit également l’occasion pour livrer sa lecture des nominations politiques et adresser un message direct à Loth Houénou, qu’il invite à explorer d’autres voies d’engagement au service du développement.
L’affaire du refus de nomination au poste de chargé de mission du président de l’Assemblée nationale continue de susciter des réactions. Dans une chronique, Dr Bertin Koovi, économiste se présentant comme fondamentaliste humaniste, tient à lever toute confusion entre Mamoudou Wally Zoumarou et l’ancien député Wallis Zoumarou. Au-delà de cette clarification, il livre son analyse des rapports entre les partis politiques et leurs responsables, avant d’adresser une invitation particulière à Loth Houénou.
Deux personnalités à ne pas confondre
Dr Bertin Koovi insiste sur la nécessité de distinguer Mamoudou Wally Zoumarou de l’honorable Wallis Zoumarou. Ce dernier a siégé à l’Assemblée nationale et exercé plusieurs responsabilités publiques au Bénin. Selon l’économiste, son parcours est distinct de celui de la personnalité actuellement au centre de l’actualité.
La précision vise à éviter toute attribution erronée des faits liés au récent refus de nomination. Le responsable concerné est bien Mamoudou Wally Zoumarou, coordinateur du Bloc républicain dans la 13ᵉ circonscription électorale, dans le département de la Donga.
Proposé par son parti pour occuper le poste de chargé de mission auprès du président de l’Assemblée nationale, il a vu sa nomination annoncée le mercredi 7 octobre 2026. Trois jours plus tard, le 10 octobre, il a adressé un courrier au président du Bloc républicain pour décliner cette proposition.
Les raisons du refus de Mamoudou Wally Zoumarou
Dans sa chronique, Dr Bertin Koovi reprend les motifs avancés par Mamoudou Wally Zoumarou pour justifier sa décision. Ce dernier affirme notamment ne pas connaître les raisons de son départ du Conseil économique et social (CES), où il exerçait les fonctions de coordinateur pour la Donga.
Il explique également avoir appris sa nomination par voie de presse, sans avoir été préalablement consulté par sa formation politique. Il estime, en outre, que son engagement, sa fidélité et les responsabilités qu’il assume au sein du Bloc républicain ne sont pas en adéquation avec le poste qui lui a été proposé.
Malgré ce refus, Mamoudou Wally Zoumarou réaffirme sa disponibilité et son engagement envers le parti, ses militants et ses sympathisants.
Pour Dr Bertin Koovi, cet épisode soulève une question essentielle sur les pratiques de nomination dans la vie politique. Il rappelle qu’une nomination relève de la confiance de l’autorité compétente et ne constitue pas un droit acquis. Toutefois, il souligne que la concertation préalable peut contribuer à prévenir les incompréhensions et à favoriser l’adhésion des personnes sollicitées.
À travers cette lecture, l’économiste met l’accent sur le dialogue entre les formations politiques et leurs responsables, estimant qu’une communication directe vaut mieux que la découverte d’une nomination dans les médias.
Le message direct de Bertin Koovi à Loth Houénou
La chronique prend une autre orientation lorsque Dr Bertin Koovi s’adresse à Loth Houénou. Sur un ton franc, il l’invite à ne pas faire des nominations politiques l’unique perspective de son engagement.
L’économiste estime que les partis politiques ne peuvent offrir des postes à tous leurs membres et que ceux qui attendent exclusivement de la politique leurs moyens de subsistance risquent de connaître de longues périodes d’incertitude.
Dans un passage particulièrement direct, il affirme que Loth Houénou ne figurera pas parmi les personnes nommées. Il accompagne toutefois cette déclaration d’une proposition : l’inviter à participer à des déplacements à travers le monde pour rechercher des opportunités de projets en EPCF.
Par cette démarche, Dr Bertin Koovi entend orienter son interlocuteur vers des initiatives économiques concrètes, en dehors des seules perspectives de nomination. Il met ainsi en avant la recherche de financements, le montage de projets et la mobilisation d’opportunités comme d’autres moyens de contribuer au développement de l’Afrique.
Servir la Nation au-delà des nominations
En conclusion, Dr Bertin Koovi défend une conception du service public et de l’engagement qui ne se limite pas à l’occupation d’une fonction officielle. À ses yeux, la contribution au développement peut également passer par l’entrepreneuriat, la recherche de partenaires et la réalisation de projets structurants.
À travers sa chronique, il associe ainsi trois idées : la nécessité de distinguer les personnalités portant des noms similaires, l’importance du dialogue dans les nominations politiques et l’intérêt d’explorer des voies économiques pour participer au développement du continent.



