La lutte contre la cybercriminalité se poursuit dans le département de l’Atlantique. À Glo-Djigbé, une opération menée par des éléments de la Police républicaine a permis l’interpellation de trois individus soupçonnés d’être impliqués dans des activités illicites. Du matériel informatique et de télécommunication, ainsi que des substances présumées illicites, ont été saisis au cours de l’intervention.
Les faits se sont déroulés le dimanche 19 octobre 2026, aux environs de 15 heures. Alertés par des renseignements jugés suffisamment précis, les policiers ont déclenché une opération ciblée dans la localité de Glo-Djigbé, sous la conduite du commissaire Guy A. Houndagnon et de ses équipes.
Une tentative de fuite sans succès
Au cours de l’intervention, les trois individus auraient tenté d’échapper aux forces de l’ordre en prenant la fuite à travers la végétation environnante. Leur tentative n’a toutefois pas abouti. Les agents sont parvenus à les rattraper et à procéder à leur interpellation.
Les fouilles et perquisitions effectuées dans le cadre de cette opération ont permis de découvrir plusieurs objets susceptibles d’intéresser les enquêteurs.
Téléphones, ordinateur et substances suspectes saisis
Le matériel récupéré comprend notamment neuf téléphones portables de différentes marques, neuf cartes SIM avec leurs supports et un ordinateur portable. Les policiers ont également mis la main sur une motocyclette de marque Dayang, des accessoires électroniques, des pièces d’identité et divers effets personnels.
À ces objets s’ajoutent une boulette de chanvre indien présumé et un comprimé psychotrope, dont la nature exacte devra, le cas échéant, être établie par les vérifications appropriées.
L’ensemble de ces éléments a été placé sous la main des enquêteurs afin de permettre les vérifications nécessaires et de déterminer leur éventuel lien avec les faits recherchés.
Le CNIN saisi pour approfondir les investigations
À l’issue des premières diligences, les trois personnes interpellées ont été placées en garde à vue. Selon les informations disponibles, elles auraient refusé de donner accès à leurs équipements numériques et gardé le silence lors de leurs auditions.
Le dossier, accompagné des objets saisis, a été transmis au Centre national d’investigations numériques (CNIN) pour la poursuite des investigations. Les analyses des équipements et l’exploitation des autres éléments recueillis pourraient contribuer à éclairer les enquêteurs sur les activités présumées des mis en cause.
L’enquête devra notamment permettre de préciser les circonstances des faits, d’établir les éventuelles responsabilités individuelles et de déterminer si les équipements saisis ont servi à la commission d’infractions numériques.
À ce stade, les trois personnes interpellées sont présumées innocentes. Leur éventuelle implication dans des activités de cybercriminalité reste à établir au terme des investigations et de la procédure judiciaire.



