Le Parti Les Démocrates est monté au créneau ce mardi 16 décembre 2025 pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« arrestation arbitraire » de l’honorable Sounon Boke Soumaïla, député à l’Assemblée nationale. Dans un communiqué rendu public, la formation politique de l’opposition fustige une interpellation survenue à Cotonou, en pleine session parlementaire, dans un contexte politique jugé particulièrement sensible.
Selon le parti, l’élu a été interpellé alors que se tenait la cérémonie officielle d’investiture des candidats des Démocrates en vue des prochaines élections législatives. Une coïncidence que le parti estime troublante, d’autant plus qu’elle intervient sur fond d’enquêtes liées à la tentative de coup d’État récemment déjouée.
Les Démocrates dénoncent une procédure qu’ils considèrent comme contraire aux dispositions légales encadrant le statut des parlementaires. Le communiqué évoque une « violation flagrante de l’immunité parlementaire », rappelant que tout député en exercice bénéficie de garanties constitutionnelles destinées à protéger le libre exercice de son mandat. Pour le parti, cette arrestation porte atteinte non seulement aux droits individuels de l’élu concerné, mais également aux principes fondamentaux de la démocratie et de la séparation des pouvoirs.
Face à ce qu’il qualifie de « grave dérive », le Parti Les Démocrates exige la libération immédiate et sans condition de l’honorable Sounon Boke Soumaïla. Il interpelle par ailleurs le gouvernement, l’Assemblée nationale et l’ensemble des institutions républicaines sur leur responsabilité dans la préservation de l’État de droit et du jeu démocratique.
Enfin, le parti appelle les militants, les forces vives de la nation et les citoyens à la vigilance et à la mobilisation pacifique, afin, souligne-t-il, de défendre les libertés publiques et empêcher toute instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Cette nouvelle arrestation vient ainsi raviver les tensions sur la scène politique nationale, déjà éprouvée par les récentes crises sécuritaires et institutionnelles, et pose à nouveau la question du respect des garanties démocratiques en période de forte crispation politique.





