Le Syndicat autonome du personnel de l’Assemblée nationale (SYNAPA) a tenu, ce samedi 21 février 2026, la première session ordinaire de son Conseil syndical au titre de l’année en cours. Une rencontre placée sous le double signe du devoir de reddition de comptes et de l’engagement responsable, dans un contexte marqué par les réformes institutionnelles et les exigences croissantes de modernisation de l’administration parlementaire.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Abou Torou, Directeur de cabinet du Président de l’Assemblée nationale, représentant ce dernier. Il avait à ses côtés Mariano Ogoutolou, Secrétaire général administratif de l’institution parlementaire.
La neutralité, « une exigence » pour l’administration parlementaire
Dans son allocution, le représentant du Président de l’Assemblée nationale a rappelé l’un des messages forts délivrés récemment par Joseph Fifamin Djogbénou à l’endroit du personnel parlementaire.



« L’Assemblée nationale est un haut lieu de la politique. L’administration parlementaire, elle, ne doit jamais être partisane. La neutralité n’est pas une option. Elle est une exigence », avait martelé le Président Djogbénou, insistant sur le fait que le fonctionnaire parlementaire ne sert ni une majorité ni une opposition, mais l’institution, la République et l’État.
À cette neutralité institutionnelle doivent s’ajouter, selon lui, trois vertus cardinales : la discipline, l’assiduité et la rigueur.
S’appuyant sur ce rappel, Abou Torou a exhorté les membres du SYNAPA à préserver l’esprit de responsabilité et de collaboration qui caractérise, depuis plusieurs années, l’administration parlementaire. Il a salué la maturité du syndicat et sa volonté constante d’inscrire ses actions dans une logique de dialogue constructif et d’accompagnement loyal de l’institution.
Des préoccupations connues et appelées à un examen attentif
Le Directeur de cabinet a également rassuré le personnel quant à l’attention portée par le Président de l’Assemblée nationale aux préoccupations majeures des agents. Celles-ci portent notamment sur l’amélioration des conditions de travail, la valorisation des carrières, le renforcement des capacités à travers la formation syndicale, ainsi que l’adaptation de l’administration parlementaire aux impératifs de modernisation.
Ces différentes doléances, a-t-il souligné, feront l’objet d’un examen attentif dans un esprit d’ouverture et de responsabilité, tout en tenant compte des textes en vigueur et des contraintes budgétaires. L’ambition affichée demeure la construction d’une administration parlementaire moderne, efficace et exemplaire, à la hauteur des réformes engagées au Bénin.
Au-delà des textes statutaires, un syndicalisme de développement
Avant cette intervention, le Secrétaire général du SYNAPA, Véril Takin, avait décliné les grandes lignes de la session. Outre l’examen des documents statutaires — rapport d’activités, Plan de travail annuel (PTA) et budget 2026 — le bureau exécutif a innové en adossant à la rencontre un mini-atelier de formation et de renforcement de capacités à l’intention des membres du Conseil syndical.
Une initiative qui traduit, selon lui, une conviction profonde : « le syndicalisme moderne ne peut plus se limiter à la seule logique de revendication ». Il doit s’inscrire dans une dynamique de développement, fondée sur la responsabilité, le dialogue social, la compréhension des enjeux institutionnels et la recherche de solutions durables au bénéfice des travailleurs comme de l’administration.
Les communications prévues visent ainsi à mieux outiller les conseillers syndicaux, renforcer leur cohésion et consolider leur rôle d’orientation et de contrôle de la vie syndicale.
Profitant de la tribune, Véril Takin a exprimé sa reconnaissance au Président de l’Assemblée nationale pour l’attention accordée à la tenue de cette session, saluant la présence de son Directeur de cabinet comme un signal fort en faveur d’un dialogue social apaisé, respectueux et orienté vers des solutions concertées.
Au terme de cette ouverture, un message s’impose : au sein de l’administration parlementaire, la modernisation ne saurait prospérer sans un climat de confiance, un dialogue permanent et une volonté partagée d’allier exigence professionnelle et responsabilité syndicale.






