À peine installé à la tête de la 10ᵉ législature, le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, imprime déjà sa marque. Ce mercredi 18 février 2026, il a entamé une série de rencontres avec le personnel de l’administration parlementaire, en recevant en premier lieu le Bureau exécutif du Syndicat autonome du personnel de l’Assemblée nationale (Synapa).
Une prise de contact sous le signe du dialogue
Conduite par son secrétaire général, Véril Takin, la délégation syndicale est venue saluer l’élection du nouveau président du Parlement et réaffirmer sa disponibilité à travailler dans un esprit de concertation.




Dans son intervention, Véril Takin a rendu hommage au parcours de Joseph Djogbénou, saluant « un éminent professeur de droit, un avocat chevronné, un homme d’État et un serviteur constant de l’État de droit ». Il a souligné que cette audience s’inscrit avant tout dans une démarche de prise de contact et de clarification des rapports entre l’autorité parlementaire et le personnel administratif.
Issu du congrès du 25 janvier 2025, le Bureau exécutif du Synapa entend, selon son secrétaire général, privilégier « un dialogue responsable, une concertation permanente et un accompagnement loyal » de l’action du président de l’institution. Pour le syndicat, la réussite d’une législature appelée à s’étendre sur sept années repose autant sur la vision politique que sur la motivation et la stabilité du personnel parlementaire.
Préserver la cohésion et anticiper les enjeux sociaux
Profitant de l’occasion, le secrétaire général du Synapa a informé le président de la tenue, le samedi 21 février 2026, de la première session ordinaire du Conseil syndical au titre de l’année. Cette rencontre interne visera à renforcer la cohésion des agents, rappeler les devoirs professionnels et préparer les échéances sociales à venir.
Dans la perspective de la célébration de la fête du Travail 2026 et de la remise du traditionnel cahier de doléances, le syndicat a émis le souhait d’être davantage associé aux décisions ayant un impact direct sur la vie et les conditions de travail des agents. Une implication accrue qui, selon ses responsables, permettrait de prévenir les incompréhensions et de consolider la paix sociale au sein de l’institution parlementaire.
Fermeté et exigence : le message du président
Face aux représentants du personnel, Joseph Djogbénou a tenu un discours sans ambiguïté. Le président de l’Assemblée nationale a rappelé que l’heure est à l’efficacité et à la responsabilité.
Il a insisté sur la nécessité, pour chaque agent, de mériter sa rémunération par un travail accompli avec rigueur et professionnalisme. « L’administration parlementaire ne doit surtout pas être partisane », a-t-il martelé, soulignant l’exigence de neutralité politique dans une institution au cœur du débat démocratique.
Refusant toute logique de favoritisme, il a déclaré que « personne n’a besoin de parrain, mais de témoin », invitant les agents à se distinguer par la qualité de leur travail plutôt que par des soutiens informels.
Disponibilité au dialogue, mais vigilance sur les résultats : telle est la ligne tracée par le président Djogbénou. Il a appelé le personnel à faire de l’assiduité, de la ponctualité et de la discipline des règles cardinales. La qualité du service parlementaire, a-t-il insisté, doit être empreinte de rigueur et d’exemplarité.
À travers cette première rencontre, le président de la 10ᵉ législature donne le ton d’un mandat placé sous le sceau du dialogue social encadré, mais aussi de l’exigence et de la performance administrative.






