La Chambre des Métiers de l’Artisanat du Bénin (CMA-Bénin) veut franchir un nouveau cap. Réunis à Cotonou ce mardi 6 octobre 2026 à l’occasion de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée consulaire, les élus consulaires ont ouvert les travaux dans un contexte marqué par la préparation du budget de l’exercice 2027 et la volonté affichée de renforcer l’efficacité de l’institution au profit des artisans.


Présidée sous l’impulsion de la ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, chargée de la Formation professionnelle, Awaou BACO, cette session consulaire constitue un rendez-vous important pour l’orientation des actions de la CMA-Bénin au cours de la prochaine année.
Au centre des échanges figure notamment l’examen et l’adoption du projet de budget 2027. Mais pour la tutelle, l’enjeu dépasse largement la seule dimension financière. Il s’agit de faire du budget un véritable instrument de transformation du secteur de l’artisanat et d’amélioration des conditions de vie et de travail des professionnels.
Un budget au service des artisans
Pour la ministre Awaou BACO, les ressources mobilisées par la CMA-Bénin doivent être orientées vers des actions capables de produire des effets mesurables sur le terrain.
« La CMA-Bénin ne doit pas être seulement une institution qui représente les artisans ; elle doit être une institution qui produit des résultats pour eux », a-t-elle souligné.



Cette exigence de performance appelle, selon les orientations présentées, un accompagnement plus efficace des artisans dans plusieurs domaines stratégiques. L’accès au financement, la formalisation des activités, la qualification professionnelle, le renforcement des compétences, l’amélioration de la qualité des produits et l’accès aux marchés constituent ainsi des priorités majeures.
L’objectif est de permettre aux entreprises et unités artisanales de mieux se structurer, de gagner en compétitivité et de saisir davantage les opportunités offertes par l’économie nationale.
Davantage d’intégration dans les chaînes de valeur
La tutelle entend également renforcer la place de l’artisanat dans la dynamique économique des territoires. Les artisans sont appelés à jouer un rôle plus important dans les chaînes de valeur liées aux différents pôles économiques territoriaux.
Cette orientation suppose un accompagnement adapté afin de permettre aux professionnels de l’artisanat de répondre aux exigences des marchés, tant en matière de qualité que de productivité, de professionnalisation et de capacité de production.
Pour la CMA-Bénin, le défi consiste donc à passer progressivement d’une logique de représentation à une logique davantage axée sur l’accompagnement, la compétitivité et la création de valeur.
2027, une année également importante pour la gouvernance consulaire
Au-delà des questions budgétaires, la session s’inscrit dans une période particulière pour la CMA-Bénin. L’année 2027 doit en effet être marquée par le renouvellement des instances consulaires.
Sur ce volet, la ministre a appelé à la responsabilité des différents acteurs. Le processus devra, selon elle, être conduit dans un climat de sérénité, de respect des règles et de recherche de l’intérêt général.
L’enjeu est de préserver la crédibilité de l’institution et de consolider la confiance entre les acteurs du secteur artisanal, alors que la CMA-Bénin est appelée à jouer un rôle croissant dans l’organisation et le développement de l’artisanat au Bénin.
À travers cette deuxième session ordinaire de l’Assemblée consulaire, un message se dégage donc clairement : la performance de l’institution devra désormais se mesurer à sa capacité à apporter des réponses concrètes aux préoccupations des artisans.
Structurer, professionnaliser, accompagner et produire des résultats. Telle est l’exigence affichée pour construire une CMA-Bénin plus performante, plus crédible et résolument tournée vers les besoins de ceux qu’elle représente.



