Poursuivi devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), un apprenant d’une vingtaine d’années risque 36 mois de prison et deux millions de francs CFA d’amende. Le ministère public lui reproche notamment des faits présumés d’escroquerie via internet. Le verdict est attendu le 19 novembre 2026.
Un apprenant d’un centre de formation professionnelle a comparu, ce jeudi 8 octobre 2026, devant la CRIET dans une affaire mêlant publication d’images sur les réseaux sociaux et escroquerie en ligne.
Selon les éléments exposés à l’audience par le ministère public, le jeune homme aurait pris des photographies de son enseignante avant de les modifier à l’aide d’outils d’intelligence artificielle. Les images auraient ensuite été diffusées sur les réseaux sociaux.
Alertée par des proches, l’enseignante avait saisi les autorités judiciaires. Une procédure a alors été engagée contre l’apprenant, interpellé par les forces de l’ordre.
L’exploitation du téléphone au cœur de l’enquête
L’enquête aurait par ailleurs permis aux services compétents d’extraire des données du téléphone du prévenu. Cette exploitation aurait fait apparaître, selon le ministère public, des éléments susceptibles de l’impliquer dans des opérations d’escroquerie via internet.
Des accusations que le jeune homme a contestées à la barre.
Le dossier a ainsi été examiné sous l’angle de faits présumés de « harcèlement par le biais d’une communication électronique » et d’escroquerie via internet.
Au cours de l’audience, le ministère public a également indiqué que l’enseignante avait finalement retiré sa plainte.
36 mois de prison et deux millions FCFA d’amende requis
Dans ses réquisitions, le parquet a demandé à la Cour de tenir compte du statut d’apprenant du prévenu. Il a toutefois requis sa condamnation pour les faits d’escroquerie via internet, sollicitant une peine de 36 mois de prison, soit trois ans, assortie d’une amende de deux millions de francs CFA.
Le ministère public a, en revanche, demandé à la juridiction de ne pas retenir les poursuites relatives au harcèlement par le biais d’un système électronique.
La défense devra désormais faire valoir ses arguments avant que la Cour ne rende sa décision.
Le délibéré est fixé au jeudi 19 novembre 2026. Jusqu’à cette date, le prévenu demeure présumé innocent des faits qui lui sont reprochés.



