Une traversée devenue périlleuse a coûté la vie à un enseignant de l’EPP Agonhohoun et à son fils, élève en classe de CM1. Les deux corps ont été retrouvés au terme de plusieurs heures de recherches.
La commune de Djidja, dans le département du Zou, est plongée dans la consternation après un drame survenu au lendemain d’une forte pluie. Un instituteur de l’École primaire publique (EPP) d’Agonhohoun et son fils ont été emportés par les eaux alors qu’ils regagnaient leur domicile à moto, lundi 28 septembre 2026.
La victime, Wilfried Houngbadji, enseignant à l’EPP Agonhohoun, avait quitté l’école à l’issue des cours, vers 17 heures, avec son fils, élève en classe de CM1. Sur leur trajet, ils ont tenté de franchir un petit pont rendu impraticable par la montée des eaux.
Un passage submergé après les fortes pluies
Selon le directeur de l’EPP Agonhohoun, cité par La Nation, les importantes précipitations avaient complètement recouvert le pont ainsi que la végétation environnante. Les conditions de traversée étaient donc particulièrement difficiles au moment où l’enseignant et son fils sont arrivés sur les lieux.
Les deux occupants de la moto ont alors été emportés par les eaux. Alertés, les éléments de la Police républicaine et les sapeurs-pompiers se sont immédiatement rendus sur place. Des habitants ont également pris part aux opérations de recherche.
Les recherches se sont poursuivies pendant plusieurs heures, jusque tard dans la nuit, sans permettre de retrouver les deux disparus. Seule la moto a pu être récupérée dans les eaux au cours de cette première phase des opérations.
Les recherches s’achèvent dans la douleur
Les opérations ont repris le lendemain. Elles ont finalement permis de retrouver les corps de Wilfried Houngbadji et de son fils, mettant fin aux recherches engagées depuis leur disparition.
Le repêchage des deux corps a été confirmé à La Nouvelle Tribune par Dah Atômin Houmbadji, chef de la collectivité Houmbadji et premier adjoint au maire d’Abomey.
Ce drame a profondément affecté la communauté éducative d’Agonhohoun ainsi que les populations de Djidja. Il intervient dans un contexte de fortes précipitations ayant entraîné, dans plusieurs localités, une importante montée des eaux.
Au-delà de la douleur suscitée par la disparition de l’enseignant et de son fils, l’accident rappelle les risques liés à la traversée de passages submergés après de fortes pluies. Les circonstances précises de l’accident et les conditions dans lesquelles la traversée a été entreprise restent à établir par les autorités compétentes.



