L’entrepreneuriat des jeunes et des femmes s’impose comme un levier majeur de transformation de l’économie béninoise. Réunie avec les membres du Conseil économique et social (CES), lundi 5 octobre 2026, la ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, chargée de la Formation professionnelle, Awaou BACO, a présenté les avancées enregistrées, les difficultés persistantes et les mécanismes mis en place par le Gouvernement pour renforcer l’initiative privée.

Le dynamisme du secteur privé béninois se confirme au fil des années. Selon les données présentées par la ministre, 215 755 entreprises étaient recensées au Bénin en 2023, dont plus de 90 % relevant de la catégorie des micro, petites et moyennes entreprises (MPME). À cette dynamique s’ajoute la création de 55 346 nouvelles entreprises en 2025, témoignant d’un intérêt croissant pour l’entrepreneuriat.
Derrière ces chiffres, les jeunes et les femmes occupent une place particulièrement importante. Leur participation croissante à la création d’activités économiques constitue, pour le Gouvernement, une opportunité de stimuler l’emploi, de favoriser l’autonomisation économique et de renforcer la résilience des ménages.
Au-delà de la création d’entreprise
Pour autant, la création d’une entreprise ne constitue que la première étape du parcours entrepreneurial. Plusieurs obstacles continuent de freiner la consolidation des initiatives, notamment la formalisation des activités, l’accès au financement, le renforcement des compétences managériales et l’accompagnement dans les différentes phases de développement.
L’un des principaux défis consiste ainsi à permettre aux porteurs de projets de franchir le cap de l’auto-emploi pour faire émerger de véritables entreprises structurées, capables de se développer, d’accéder aux marchés et de générer des emplois durables.
C’est dans cette perspective que le Gouvernement a développé plusieurs mécanismes destinés à répondre aux besoins des entrepreneurs selon leur profil et leur niveau de maturité.
Un éventail de dispositifs pour accompagner les entrepreneurs
Parmi les dispositifs mobilisés figurent notamment le Microcrédit Alafia, le PAEFA, WEDAF, IFEV-Bénin, IDERA, Azôli, le PSIE et le PAEB. À ces mécanismes s’ajoutent les interventions de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et de l’Agence de développement des petites et moyennes entreprises (ADPME).
L’objectif est de construire progressivement un écosystème dans lequel l’entrepreneur peut bénéficier d’un accompagnement adapté à chaque étape : identification de l’opportunité, formation, financement, formalisation, développement de l’activité, accès aux marchés et création d’emplois.
Pour Awaou BACO, l’enjeu n’est donc plus seulement de multiplier les initiatives entrepreneuriales, mais de garantir la continuité de leur accompagnement. Il s’agit de mettre en place un véritable continuum, permettant au jeune ou à la femme qui démarre une activité de franchir progressivement les différents paliers jusqu’à la constitution d’une PME solide et compétitive.
Faire de l’initiative privée un moteur de croissance
Cette approche traduit une volonté de mieux articuler les politiques publiques en faveur de l’entrepreneuriat et de l’emploi. Le défi est de faire en sorte que les nombreuses initiatives créées chaque année puissent survivre, se formaliser, grandir et contribuer davantage à l’économie nationale.
À travers les réformes engagées et les différents programmes déployés, le ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi entend ainsi renforcer les conditions permettant aux jeunes, aux femmes et à l’ensemble des entrepreneurs de transformer leurs projets en activités économiques viables.
L’ambition affichée est claire : faire de l’initiative privée un moteur durable de croissance inclusive, de création d’emplois et de transformation de l’économie béninoise.



