Deux personnes, dont une femme âgée et un élève en classe de troisième, ont perdu la vie à la suite de graves morsures de chiens dans l’arrondissement d’Adakplamè, dans la commune de Kétou. Face à ce drame, le préfet du Plateau, Délonix Djimèco Kogblévi, a effectué une descente sur le terrain et appelé au strict respect des mesures de prévention.
Le drame suscite l’émoi dans le département du Plateau. Dans l’arrondissement d’Adakplamè, situé dans la commune de Kétou, deux personnes ont succombé à la suite de graves morsures de chiens survenues dans les villages d’Ewè et d’Ohizihan. Deux autres personnes ont également été blessées et reçoivent actuellement des soins médicaux.
Parmi les victimes décédées figurent une femme âgée et un jeune élève en classe de troisième. Ce bilan tragique remet au premier plan la question de la divagation des animaux domestiques et des risques qu’elle fait peser sur la sécurité des populations.
Le préfet du Plateau monte au créneau
Face à la gravité des faits, le préfet du département du Plateau, Délonix Djimèco Kogblévi, s’est rendu, le vendredi 9 octobre 2026, dans les localités touchées. Accompagné d’une délégation de la mairie de Kétou, il est allé exprimer sa solidarité aux familles endeuillées et s’enquérir de la situation sur le terrain.
Au-delà du soutien apporté aux proches des victimes, cette visite a été l’occasion pour l’autorité préfectorale de rappeler les exigences liées à la sécurité publique. Les chefs de village ont notamment été interpellés sur leurs responsabilités en matière de prévention des risques et de sensibilisation des populations.
Le préfet a insisté sur la nécessité de mettre fin à la divagation des animaux de compagnie, particulièrement des chiens, dont les attaques peuvent avoir des conséquences dramatiques.
Au cours de cette descente, un chien errant a été abattu. Cette mesure, présentée comme un signal de fermeté face aux risques liés à la présence d’animaux en liberté, intervient dans un contexte marqué par la gravité des incidents enregistrés dans les deux villages.
Des règles de circulation à respecter
Pour appuyer son appel à la vigilance, l’autorité préfectorale s’est référée au cadre réglementaire béninois encadrant la circulation des animaux. Le décret n° 2005-637 du 13 octobre 2005, relatif au règlement zoosanitaire des maladies animales à déclaration obligatoire en République du Bénin, prévoit des dispositions concernant notamment les chiens, les chats et les singes dans les espaces publics.
Les propriétaires sont ainsi appelés à prendre les précautions nécessaires pour éviter que leurs animaux ne circulent librement et ne constituent une menace pour les habitants. La maîtrise des animaux, le respect des conditions de circulation prévues par la réglementation et le suivi sanitaire figurent parmi les mesures essentielles de prévention.
Dans les villages comme dans les centres urbains, la responsabilité des propriétaires demeure déterminante pour limiter les risques d’attaque et préserver la tranquillité des populations.
La campagne de vaccination contre la rage se poursuit
Ce drame intervient alors qu’une campagne de vaccination contre la rage est en cours dans le département du Plateau. Lancée le 22 septembre 2026, cette opération, qui doit se poursuivre jusqu’au 15 octobre 2026, concerne les chiens, les chats et les singes.
Pour encourager les propriétaires à faire vacciner leurs animaux, le gouvernement béninois subventionne l’opération. Le coût annoncé de la vaccination est fixé à 1 000 FCFA par animal, afin de rendre cette mesure préventive plus accessible.
À quelques jours de la fin de la campagne, le préfet Délonix Djimèco Kogblévi appelle les propriétaires à saisir cette occasion pour protéger leurs animaux et contribuer à la sécurité collective.
La vaccination contre la rage constitue en effet un moyen essentiel de prévention contre cette maladie grave. Elle doit toutefois s’accompagner de mesures de surveillance et de maîtrise des animaux, ainsi que d’une réaction rapide en cas de morsure.
Un appel à la responsabilité collective
Les événements survenus à Ewè et à Ohizihan rappellent les conséquences potentiellement dramatiques d’une gestion insuffisante des animaux domestiques. Au-delà des mesures prises par les autorités, la prévention repose également sur la vigilance des propriétaires, l’implication des responsables locaux et la sensibilisation des communautés.
La fin de la divagation des chiens, le respect des règles sanitaires et la vaccination des animaux constituent des leviers essentiels pour réduire les risques.
Dans l’arrondissement d’Adakplamè, l’urgence est désormais de prévenir de nouveaux drames, afin que d’autres familles ne soient pas confrontées à la perte brutale d’un proche à la suite d’une attaque animale.



