Alors que l’opinion publique reste suspendue aux chiffres provisoires et aux arbitrages attendus de la CENA à l’issue des élections communales et législatives du dimanche dernier, une autre bataille, plus sournoise, se joue loin des projecteurs. Dans les interstices des institutions, un groupuscule parfaitement identifiable s’active avec méthode et constance pour investir le Parlement, non par adhésion aux principes démocratiques, mais dans une logique de verrouillage politique assumée : maintenir Romuald WADAGNI sous pression permanente durant les sept prochaines années.
La reconversion forcée d’ambitions déchues
Il ne s’agit plus de conjectures. Ces acteurs ne prennent même plus la peine de dissimuler leurs intentions. Leurs ambitions présidentielles pour 2026, désormais compromises, n’ont pas disparu ; elles se sont simplement déplacées. Défaits sur le terrain de la légitimité populaire, ils cherchent refuge dans l’arène parlementaire, perçue comme un espace de blocage, de chantage institutionnel et de nuisance prolongée.
La logique est limpide : à défaut de conquérir le sommet de l’État, il faudra en entraver l’exercice. Si Romuald WADAGNI venait à accéder aux plus hautes responsabilités, l’objectif serait alors de ralentir son action, d’éroder son autorité et d’asphyxier sa gouvernance par une majorité parlementaire fabriquée de toutes pièces.
Une stratégie sans lignes rouges
Dans cette entreprise, les scrupules semblent avoir été remisés au rang des accessoires inutiles. Fraudes organisées, bourrages d’urnes, manipulations statistiques, pressions multiformes : la panoplie est complète et l’intention ne fait plus débat.
Ce qui se joue actuellement au niveau de la CENA dépasse de loin un simple différend électoral ou un contentieux technique. C’est un affrontement politique majeur, un bras de fer où se mesure la capacité de résistance des institutions face aux appétits de domination.
Quand la démocratie est mise à l’épreuve
La scène rappelle un combat de gladiateurs, où la force et la ruse tentent d’étouffer la voix des urnes. Pourtant, l’histoire politique est formelle : aucune architecture de fraude ne survit longtemps à l’épreuve du temps, et aucune stratégie d’obstruction ne saurait durablement se substituer à la légitimité populaire.
Chaque manipulation fragilise un peu plus la crédibilité du système, mais renforce, paradoxalement, l’exigence de vérité portée par le peuple.
La vérité n’a pas besoin de relais
Pour ma part, le choix est clair. Tandis que certains s’agitent dans les coulisses du pouvoir, je suis déjà à la mosquée, récitant le Coran. Le Directeur général des élections en aura bien besoin.
Car la vérité n’a pas besoin d’avocat, ni de relais bruyants. Elle avance seule, patiente et implacable. Et quelles que soient les manœuvres déployées pour la retarder, elle finit toujours par s’imposer.






