Invité sur les antennes de Radio Carrefour à Bohicon, le député Armand Gansè, élu dans la 23ᵉ circonscription électorale sous la bannière du Bloc Républicain, a livré sa lecture de plusieurs enjeux qui marquent l’actualité nationale. Réformes territoriales, orientations budgétaires de l’Assemblée nationale et responsabilité citoyenne ont constitué les principaux axes de son intervention.
L’entretien a permis au parlementaire de revenir notamment sur la mise en place des pôles de développement territorial, la préparation du budget 2027 de l’Assemblée nationale et la nécessité, selon lui, de renforcer le civisme dans la gestion de l’espace public et la protection de l’environnement.
Six pôles pour mieux valoriser les potentialités des territoires
Parmi les sujets abordés, la nouvelle organisation du développement territorial occupe une place importante. Armand Gansè s’est notamment attardé sur la création de six pôles de développement, qu’il présente comme une évolution dans la manière de penser et de conduire les politiques publiques.
Selon son analyse, cette approche doit permettre de mieux tenir compte des caractéristiques propres à chaque territoire, plutôt que d’appliquer un modèle identique à l’ensemble du pays.
Le député estime ainsi que chaque pôle doit pouvoir s’appuyer sur ses ressources, ses compétences et ses secteurs d’activité à fort potentiel, notamment dans les domaines du tourisme, de l’artisanat, de l’agriculture, de l’élevage ou encore de l’agro-industrie.
Pour lui, l’enjeu dépasse la seule organisation administrative. Il s’agit surtout de créer les conditions d’une transformation économique davantage ancrée dans les territoires.
Armand Gansè a notamment mis en avant l’objectif d’implanter au moins une industrie structurante dans chaque pôle. Une telle orientation devrait, selon lui, contribuer à rapprocher les unités de transformation des zones de production et à limiter l’exportation ou la commercialisation des matières premières sous leur forme brute.
« Cela permet de réduire la fuite des matières premières brutes », a-t-il expliqué, en mettant l’accent sur les possibilités de création de valeur et d’emplois au niveau local.
Dans cette perspective, les territoires disposant d’importants bassins agricoles pourraient davantage bénéficier de la transformation locale des productions. Le député associe également cette dynamique à la création d’opportunités pour les jeunes et les femmes, ainsi qu’au développement d’un environnement plus favorable à l’investissement privé.
Budget 2027 : l’Assemblée nationale revendique la sobriété
Autre point majeur de l’intervention : le budget 2027 de l’Assemblée nationale.
Armand Gansè est revenu sur la baisse des prévisions budgétaires par rapport à l’exercice précédent. Il a expliqué que la comparaison entre les deux exercices doit tenir compte de la nature particulière de certaines dépenses inscrites au budget 2026, notamment celles liées à l’installation des députés de la nouvelle législature.
Pour l’exercice 2027, l’orientation retenue serait différente. Le parlementaire affirme que plusieurs dépenses considérées comme non essentielles ont été écartées afin de recentrer les crédits sur les besoins jugés indispensables au fonctionnement de l’institution.
« On a extirpé du budget toutes les dépenses de prestige », a-t-il déclaré.
Selon lui, les crédits retenus doivent prioritairement couvrir les dépenses de souveraineté et les charges incompressibles de l’institution parlementaire.
Cette orientation est présentée par le député comme une volonté d’inscrire l’Assemblée nationale dans une démarche de « sobriété totale », avec une attention accrue portée à l’utilisation des ressources publiques.
Au-delà des chiffres, Armand Gansè entend ainsi mettre en avant un principe de gestion : dans un contexte où les pouvoirs publics sont appelés à optimiser leurs dépenses, les institutions de l’État doivent également donner l’exemple en matière de maîtrise des charges.
Le civisme au cœur de l’appel du député
La dernière partie de l’entretien a été consacrée à une question qui dépasse le fonctionnement des institutions : le comportement des citoyens dans leur environnement quotidien.
Armand Gansè a appelé ses compatriotes à mieux connaître leurs droits, mais également à respecter les lois et les règles qui organisent la vie collective.
L’élu a particulièrement insisté sur la protection de l’environnement, la propreté des espaces de vie et la responsabilité individuelle dans la construction d’un cadre de vie plus agréable.
« C’est l’homme même qui choisit son paradis. Là où nous vivons doit être notre paradis et non notre enfer », a-t-il lancé.
À travers cette formule, le député invite à considérer l’amélioration du cadre de vie comme une responsabilité partagée. Pour lui, l’action des pouvoirs publics ne saurait suffire sans l’engagement quotidien des citoyens.
Développement et responsabilité collective
De la transformation économique des territoires à la maîtrise des dépenses publiques, en passant par le respect des règles communes, l’intervention d’Armand Gansè a ainsi relié plusieurs problématiques autour d’une même idée : celle de la responsabilité.
Les réformes territoriales doivent, selon sa lecture, permettre de mieux valoriser les potentialités locales ; la discipline budgétaire doit favoriser une utilisation plus rigoureuse des ressources publiques ; tandis que le civisme doit contribuer à faire des espaces de vie des cadres plus propres, plus paisibles et plus propices au développement.
Une vision que le député a défendue au cours de son passage sur Radio Carrefour, en mettant l’accent sur la nécessité d’articuler action publique, développement territorial et engagement citoyen.
Boris Kouessi GOUDJA



