Le président du mouvement Les Décideurs, Oussou Alexis, s’est prononcé sur les cent premiers jours du président de la République, Romuald Wadagni. S’il reconnaît plusieurs actions et initiatives menées depuis l’entrée en fonction du chef de l’État, l’acteur politique estime toutefois que de nombreux défis restent encore à relever, notamment sur le plan social.
« On peut retenir beaucoup de choses des 100 premiers jours du président Romuald Wadagni, mais tant qu’il reste à faire, c’est que rien n’est totalement fait », a-t-il déclaré, appelant à poursuivre les efforts engagés pour répondre davantage aux attentes des populations.
Le rapprochement avec les pays voisins salué
Parmi les actions qu’il retient du début du mandat présidentiel, Oussou Alexis évoque le renforcement des relations avec les pays voisins.
Selon lui, depuis sa prise de fonction, le président Romuald Wadagni a renoué le contact avec plusieurs pays de la sous-région, une dynamique qui aurait été accueillie avec « fierté et joie ».
Il insiste particulièrement sur l’importance du rapprochement avec le Niger.
« La rencontre avec le Niger était très importante. La tension entre le Bénin et le Niger ne nous arrange pas », a-t-il souligné.
Pour le président du mouvement Les Décideurs, l’apaisement des relations entre les pays de la sous-région constitue un enjeu majeur pour les populations et le développement économique.
Des mesures sociales déjà enregistrées
Oussou Alexis relève également certaines décisions prises dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
Il cite notamment la mesure relative à la gratuité de la scolarité des filles ainsi que la prise en charge gratuite des premiers soins sur le plan sanitaire.
Toutefois, l’homme politique estime que le volet social doit occuper une place encore plus importante dans l’action gouvernementale.
« Ce que nous demandons au chef de l’État, c’est la prise en compte du côté social. Le social doit être très important pour lui », affirme-t-il.
Il appelle notamment à une réflexion sur les charges supportées par les ménages, particulièrement en ce qui concerne les frais d’électricité et d’eau.
Une assise nationale sur les questions politiques
Sur le plan politique, Oussou Alexis formule le souhait de voir s’organiser une assise nationale consacrée, selon lui, à plusieurs préoccupations.
« Je souhaite une assise nationale pour le retour des exilés politiques et la libération des prisonniers politiques », a-t-il déclaré.
Pour le président du mouvement Les Décideurs, le dialogue et la recherche de solutions consensuelles pourraient contribuer à renforcer davantage la cohésion nationale.
« Multiplier les descentes sur le terrain »
Oussou Alexis invite par ailleurs le chef de l’État à maintenir un contact direct avec les populations.
« Nous voulons qu’il multiplie ses descentes sur le terrain et prenne contact avec le peuple », souhaite-t-il.
L’éducation figure également parmi les préoccupations soulevées. Il appelle à la construction de nouvelles infrastructures scolaires et à un renforcement de la présence des enseignants, notamment dans les zones reculées du pays.
« Les enseignants ont besoin de modules de classes. Nous avons besoin d’enseignants dans les zones reculées », a-t-il indiqué.
Dans le secteur de la santé, il plaide pour le recrutement de personnel afin de renforcer les capacités des structures sanitaires.
Enfin, Oussou Alexis insiste sur la nécessité d’accorder une attention particulière à la jeunesse béninoise.
« Nous voulons que la jeunesse soit au rendez-vous », conclut-il.
À travers cette sortie, le président du mouvement Les Décideurs dresse ainsi un bilan nuancé des cent premiers jours du président Romuald Wadagni. Tout en saluant certaines initiatives, il appelle les autorités à intensifier leurs actions, particulièrement dans les domaines social, éducatif, sanitaire et politique, afin de répondre aux attentes des populations.



