La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict dans le dossier impliquant l’écrivain et militant politique Julien Kandé Kansou. Ce mardi 28 avril 2026, la juridiction spéciale l’a condamné à une peine de deux ans d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de 10 millions de francs CFA.
Poursuivi pour « harcèlement par le biais d’un système électronique » et « incitation à la rébellion », le prévenu comparaissait devant la Cour depuis plusieurs mois. Lors de l’audience du 17 mars dernier, le ministère public avait déjà requis une peine identique, soit 24 mois de prison ferme et une amende du même montant.
Membre de la cellule de communication du parti d’opposition Les Démocrates, Julien Kandé Kansou était placé en détention provisoire depuis le 12 juin 2025. Tout au long de la procédure, ouverte le 1er juillet 2025, il a constamment rejeté les faits mis à sa charge, plaidant non coupable.
Malgré cette ligne de défense, la juridiction a suivi les réquisitions du parquet spécial, estimant les charges suffisantes pour entrer en voie de condamnation.
Cette décision s’inscrit dans un contexte où la CRIET, juridiction à compétence nationale créée pour lutter contre les infractions économiques et le terrorisme, continue de traiter des dossiers sensibles mêlant acteurs politiques, activistes et usages des plateformes numériques.



