CRIET : cinq ans de prison, dont deux fermes, requis contre l’ex-chef du 12ᵉ arrondissement de Cotonou, Samuel Akindès

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Le procès de Samuel Akindès Adékambi, ancien chef du 12ᵉ arrondissement de Cotonou, a franchi une nouvelle étape ce lundi 6 juillet 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). À l’issue des débats, le ministère public a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement, dont deux ans fermes, assortie d’une amende de cinq millions de francs CFA, pour des faits présumés d’abus de fonction. Le verdict est attendu le 27 juillet prochain.

L’audience a débuté par l’audition de Yasmine Comlan, assistante de Lionel Talon, principal plaignant dans cette affaire. À la barre, la témoin a confirmé avoir remis à Samuel Akindès la somme de trois millions de francs CFA pour le compte de Lionel Talon. Elle a toutefois indiqué qu’elle n’était pas en mesure de dire si cet argent était destiné au financement d’une campagne électorale du prévenu ou au projet de centre communautaire « Eya », au cœur du dossier.

Le parquet estime les faits constitués

Dans ses réquisitions, le premier substitut du procureur spécial a estimé que les éléments réunis au cours de l’instruction permettaient de retenir l’infraction d’abus de fonction, prévue et réprimée par l’article 375 du Code pénal.

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Le représentant du ministère public a ainsi demandé à la Cour de déclarer Samuel Akindès Adékambi coupable des faits qui lui sont reprochés et de le condamner à cinq ans de prison, dont deux ans fermes, ainsi qu’au paiement d’une amende de cinq millions de francs CFA.

En réponse, les avocats de la défense ont plaidé la relaxe pure et simple de leur client. Selon eux, les éléments du dossier ne suffisent pas à caractériser l’infraction poursuivie et ne permettent pas d’établir une quelconque responsabilité pénale de l’ancien chef d’arrondissement.

Après avoir entendu les réquisitions du parquet et les plaidoiries de la défense, la CRIET a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 27 juillet 2026.

Samuel Akindès persiste et signe

Lors de l’audience précédente, le 1ᵉʳ juin dernier, Samuel Akindès Adékambi avait fermement contesté les accusations portées contre lui. Il avait expliqué que ses relations avec Lionel Talon remontaient à environ trois ans, dans le cadre d’un projet destiné à aménager un terrain de football pour les jeunes d’Akogbato, dans le 12ᵉ arrondissement de Cotonou.

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Selon sa version, le premier plan architectural présenté ne prévoyait que la construction du centre culturel « Eya ». Il affirme avoir exigé une modification du projet afin d’y intégrer une infrastructure sportive au bénéfice des jeunes de la localité.

Concernant les mouvements de fonds évoqués dans la procédure, l’ancien chef d’arrondissement a rejeté toute perception d’une somme de 200 000 francs CFA qui aurait servi à l’organisation d’un cocktail. En revanche, il reconnaît avoir reçu trois millions de francs CFA, tout en soutenant qu’il s’agissait d’un soutien financier destiné à sa campagne politique personnelle et non d’une contrepartie liée au projet communautaire.

Il affirme que Lionel Talon lui aurait reproché son manque d’implication lors de précédentes campagnes électorales, avant d’accepter de lui apporter un appui financier de trois millions de francs CFA, remis par son assistante à l’issue d’une réunion consacrée au projet d’Akogbato. Le prévenu assure qu’il s’agissait de la première somme qu’il recevait de Lionel Talon et rappelle avoir été interpellé le 1ᵉʳ mai 2026 par les agents de la Brigade économique et financière (BEF), alors qu’il participait à une marche de remerciement au président Patrice Talon.

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Le 27 juillet prochain, la CRIET tranchera ce dossier en décidant de suivre ou non les réquisitions du ministère public. L’ancien responsable communal demeure présumé innocent jusqu’au prononcé d’une décision définitive de justice.

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.