Le procès relatif à l’affaire Pierre Urbain Dangnivo s’est poursuivi ce mercredi 8 juillet 2026 devant le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou avec la poursuite de la lecture des pièces du dossier. Les débats ont notamment été marqués par une intervention de Me Zinflou, qui a insisté sur la nécessité de privilégier la recherche de la vérité avant toute conclusion dans ce dossier suivi depuis plus de seize ans.
À 11 h 29, prenant la parole devant la Cour, l’avocat a déclaré : « Nous voulons la manifestation de la vérité. Je renonce à tout ce qui a été dit de 2011 à ce jour pourvu qu’on me donne assez de temps pour faire mes réquisitions. » Une déclaration qui traduit, selon lui, la volonté de fonder son argumentation exclusivement sur les éléments examinés au cours des débats.
Dans la suite de son intervention, Me Zinflou a usé d’une métaphore pour illustrer l’importance du temps dans l’appréciation du dossier. « Quand on regarde son bras gauche et son bras droit, on regarde sa montre et la montre n’indique rien d’autre que le temps », a-t-il affirmé devant la juridiction.
À 11 h 36, la Cour a repris l’examen des pièces en procédant à la lecture de la note d’audience de la session criminelle du 10 avril 2025. Cette étape s’inscrit dans la phase de lecture des documents retenus par les parties avant les plaidoiries, conformément au calendrier fixé lors de la précédente audience.
Le procès de l’affaire Dangnivo, qui continue de susciter un vif intérêt au sein de l’opinion publique, entre ainsi dans une phase déterminante où les différentes pièces du dossier sont examinées publiquement avant les réquisitions et les plaidoiries finales.



