Le procès relatif à la disparition de Pierre Urbain Dangnivo s’est poursuivi ce mercredi 8 juillet 2026 devant le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Conformément au calendrier fixé par la Cour, l’audience est consacrée à la lecture des pièces versées au dossier, une étape importante avant les plaidoiries des différentes parties.
À 10 h 45, la Cour a procédé à la lecture du procès-verbal d’enquête de moralité concernant l’accusé Codjo Cossi Alofa. Plusieurs témoignages recueillis au cours de l’instruction ont ainsi été portés à la connaissance du tribunal.
Le chef du quartier de Womè-Sodo en fonction à l’époque des faits a indiqué connaître l’accusé comme un locataire installé non loin de son domicile. Dans sa déposition, il l’a décrit comme un « charlatan », précisant qu’il s’agissait d’un homme d’une trentaine d’années fréquenté par des jeunes de son entourage. Il a également déclaré ne rien savoir de ses parents et n’avoir identifié qu’un seul de ses proches, aujourd’hui décédé.
La Cour a ensuite pris connaissance du témoignage de Joseph Blénon, présenté comme voisin de Codjo Alofa. Celui-ci a expliqué que l’accusé avait loué une maison en face de la sienne. Il a affirmé avoir appris que ce dernier était « Hounon », tout en précisant qu’il entretenait très peu de relations avec lui. « Mon portail est généralement fermé, donc je n’en sais rien. Je ne le fréquente pas. J’ai appris qu’il serait allé en prison », a rapporté le procès-verbal.
Les débats se sont poursuivis avec la lecture des conclusions du rapport psychologique établi sur l’accusé. Selon ce document, Codjo Alofa présente « une conscience claire et un raisonnement logique ». Le rapport souligne également qu’il affiche « une bonne présentation et un aspect extérieur normal », qu’il entretient « un contact facile » et qu’il « a très bien participé à l’entretien ».
La lecture de ces pièces s’inscrit dans la phase d’examen des éléments du dossier engagée par la Cour. Après plusieurs journées marquées par les auditions des accusés et de nombreux témoins, le procès entre désormais dans une étape décisive, au cours de laquelle l’ensemble des éléments de preuve est analysé avant les réquisitions et les plaidoiries.



