La course à la succession d’António Guterres au poste de Secrétaire général des Nations Unies connaît un nouveau rebondissement. Lors du Town Hall organisé avec les candidats en lice, l’ancienne ministre des Affaires étrangères de la Guyana, Carolyn Rodrigues-Birkett, 53 ans, s’est hissée en tête des évaluations du public, recueillant 46 % d’avis favorables.
La diplomate guyanaise a séduit les participants par la clarté de sa vision, la pertinence de ses propositions et son engagement affiché en faveur d’une réforme profonde de l’Organisation des Nations Unies. Son plaidoyer pour une institution plus efficace, plus représentative et mieux adaptée aux défis contemporains semble avoir trouvé un écho favorable auprès d’une partie de l’opinion internationale.
Avec ce score, Carolyn Rodrigues-Birkett devance largement plusieurs figures considérées comme des prétendants majeurs à la succession. La Chilienne Michelle Bachelet obtient 14 % d’avis favorables, tandis que l’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), recueille 8 %. De son côté, l’ancien président sénégalais Macky Sall totalise 9 % dans les deux consultations réalisées.
Ces résultats, bien qu’ils témoignent de la perception publique des différentes candidatures, ne préjugent toutefois pas de l’issue finale du processus de désignation. La succession au sommet de l’ONU demeure avant tout une affaire diplomatique, marquée par les équilibres géopolitiques et les rapports de force entre les grandes puissances.
La prochaine étape décisive interviendra à partir du 30 juillet, avec l’ouverture des consultations au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les quinze membres de cet organe auront la lourde responsabilité de recommander un candidat, avant que celui-ci ne soit officiellement nommé par l’Assemblée générale de l’ONU.
Le futur Secrétaire général prendra les commandes d’une organisation confrontée à de nombreux défis : multiplication des conflits, tensions entre puissances mondiales, crises humanitaires et nécessité de moderniser son fonctionnement. Dans ce contexte international particulièrement instable, le choix du prochain patron de l’ONU sera scruté avec attention par la communauté internationale.



