Une revendeuse de 27 ans, active sur TikTok, a comparu ce jeudi 8 octobre 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Elle fait l’objet de plaintes pour des propos injurieux et diffamatoires qu’elle aurait tenus lors de directs sur le réseau social. L’affaire a été renvoyée au 5 novembre prochain.
Une activité sur les réseaux sociaux qui prend une tournure judiciaire. Une revendeuse de 27 ans, connue pour son activité sur TikTok, était à la barre de la CRIET ce jeudi 8 octobre 2026. La jeune femme est poursuivie à la suite de plaintes déposées par deux personnes, qui lui reprochent notamment des propos tenus publiquement lors de lives sur TikTok.
Des propos visant une amie et sa mère décédée
La première plainte émane d’une revendeuse présentée comme une amie de la prévenue. À la barre, la plaignante affirme avoir été prise à partie publiquement lors d’un direct TikTok.
Selon son récit, les propos tenus par la prévenue ne se seraient pas limités à sa personne. Sa défunte mère aurait également été visée par des propos qu’elle considère comme offensants.
Devant les juges, la plaignante a indiqué ne pas comprendre ce qui aurait pu provoquer une telle réaction de la part de celle qu’elle considérait comme son amie. Elle s’est néanmoins déclarée disposée à pardonner, à la condition que la prévenue lui adresse des excuses sincères et publiques.
Interrogée par le président de la Cour, la jeune femme a reconnu avoir tenu des propos qu’elle considère elle-même comme déplacés. Elle a ensuite présenté ses excuses à la plaignante.
«« Je te présente mes excuses, c’était sous l’effet de la colère », a déclaré la prévenue à l’audience.»
Une seconde plainte liée à un live TikTok
Le deuxième plaignant est un homme âgé d’une trentaine d’années. Il reproche à la prévenue d’avoir diffusé sa photographie ainsi que ses nom et prénoms au cours d’un live sur TikTok.
Il lui reproche également d’avoir affirmé publiquement avoir eu des relations intimes avec lui.
Sur ce volet, la Cour a rappelé à la prévenue que, même lorsque des faits évoqués seraient avérés, leur exposition publiquement sur les réseaux sociaux ne constitue pas nécessairement un moyen approprié pour régler un différend.
La mise en cause a une nouvelle fois reconnu les faits qui lui sont reprochés et présenté ses excuses au plaignant.
La prévenue revendique des revenus tirés de TikTok
Au cours des échanges avec la Cour, la jeune femme a également indiqué tirer des revenus de son activité sur TikTok.
Le ministère public a, pour sa part, relevé la portée que peuvent avoir de tels comportements sur l’image du pays, notamment lorsque des contenus litigieux sont largement diffusés sur les réseaux sociaux.
À ce stade de la procédure, aucune condamnation n’a encore été prononcée contre la prévenue.
La Cour a renvoyé l’affaire au jeudi 5 novembre 2026 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense.



