Après plusieurs mois de suspension, le procès relatif à la disparition de Pierre Urbain Dangnivo reprend ce vendredi 26 juin 2026 au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Cette nouvelle audience est particulièrement attendue par l’opinion publique béninoise, tant cette affaire continue de susciter interrogations, débats et attentes depuis près de seize ans.
Figure emblématique de l’administration publique béninoise, Pierre Urbain Dangnivo, cadre du ministère en charge des Finances, avait disparu dans des circonstances troubles en août 2010. Depuis lors, le dossier est devenu l’une des affaires judiciaires les plus médiatisées du pays, marquée par de multiples rebondissements, enquêtes complémentaires, renvois et reprises d’audience.
Les principaux accusés, Codjo Cossi Alofa et Donatien Amoussou, sont poursuivis dans ce dossier qui peine toujours à connaître son épilogue judiciaire. Au fil des audiences tenues en 2025, plusieurs témoins, responsables sécuritaires de l’époque, experts et représentants d’institutions ont été entendus par la Cour afin de contribuer à la manifestation de la vérité.
La reprise des débats ce vendredi devrait permettre à la juridiction de poursuivre l’examen des éléments du dossier, notamment les témoignages et conclusions issus des investigations complémentaires ordonnées par la Cour. Les parties civiles, la défense et le ministère public sont attendus pour cette nouvelle étape du procès.
Pour la famille Dangnivo, comme pour de nombreux observateurs, cette reprise nourrit l’espoir de voir enfin la justice se prononcer définitivement sur une affaire qui a profondément marqué la vie politique et judiciaire du Bénin. Après de longues années de procédures et de détention préventive des accusés, l’attente demeure forte autour d’un verdict susceptible de lever les nombreuses zones d’ombre qui entourent encore la disparition de Pierre Urbain Dangnivo.
Les regards seront donc tournés vers le tribunal de Cotonou ce vendredi 26 juin, dans l’espoir d’une avancée décisive vers la vérité judiciaire dans ce dossier devenu historique.



