À travers une déclaration publiée à la suite du sommet « Africa Forward » tenu à Nairobi au Kenya, Daniel Edah a salué l’annonce du président français Emmanuel Macron portant sur un investissement global de 23 milliards d’euros en faveur de l’Afrique. Une initiative dévoilée aux côtés du président kényan William Ruto et présentée comme un tournant dans les relations économiques entre la France et le continent africain.

Dans son message, Daniel Edah estime que cette nouvelle approche, fondée sur le co-investissement public-privé plutôt que sur l’aide publique au développement classique, constitue « une étape décisive » vers la modernisation du partenariat entre l’Afrique et la France.
L’ancien candidat à la présidentielle béninoise salue notamment les investissements annoncés dans les secteurs de la transition énergétique et du numérique, considérés comme des leviers majeurs pour accompagner l’Afrique dans les mutations technologiques du XXIe siècle. Selon les annonces faites à Nairobi, plusieurs milliards d’euros seront consacrés à ces domaines stratégiques.

Toutefois, Daniel Edah appelle à un rééquilibrage des priorités afin que ces financements favorisent une véritable transformation structurelle du continent. Il insiste particulièrement sur deux axes essentiels : la souveraineté alimentaire et la transformation industrielle locale.
Accélérer la souveraineté alimentaire
Pour Daniel Edah, l’Afrique doit investir davantage dans la modernisation agricole afin de répondre durablement aux défis alimentaires et sociaux. Il estime que les investissements devraient permettre un accès massif aux technologies agricoles modernes capables de transformer les zones rurales en véritables pôles de prospérité.
Miser sur la transformation locale
L’autre priorité évoquée concerne l’industrialisation du continent. Daniel Edah plaide pour une orientation plus importante des capitaux vers les unités de transformation locale afin de créer de l’emploi et de capter la valeur ajoutée des matières premières africaines.
« L’investissement le plus fertile reste celui qui permet au continent africain de produire ce qu’il consomme et de valoriser ce qu’il produit », souligne-t-il, reprenant l’idée d’un partenariat économique fondé sur la dignité et la croissance partagée.
À travers cette prise de position, Daniel Edah invite ainsi les partenaires internationaux à faire de l’Afrique non seulement un marché d’investissement, mais surtout une puissance productive et industrielle capable d’assurer son indépendance économique.



