Une séquence politique sobre, mais hautement symbolique. Ce jeudi 23 avril 2026, à Porto-Novo, le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, a présenté son tout premier rapport d’activités devant les députés de la 10ᵉ législature, conformément aux exigences de reddition de comptes imposées par le règlement intérieur.
Un exercice institutionnel réussi, salué à l’unanimité par les parlementaires, dont l’honorable Chantal Ahyi, qui s’est particulièrement illustrée par une intervention remarquée.
Une députée en première ligne pour défendre la transparence
Prenant la parole lors du débat général, Chantal Ahyi n’a pas caché son appréciation. Dans une analyse structurée et sans détour, elle a mis en avant la qualité organisationnelle du document présenté.
« Le premier rapport d’activités du Président Djogbénou se distingue, avant tout, par une bonne organisation institutionnelle », a-t-elle affirmé.
Pour la députée, ce rapport s’inscrit pleinement dans les standards d’une démocratie fonctionnelle, où le Parlement joue un rôle central dans la production législative et le contrôle de l’action gouvernementale.
Un démarrage maîtrisé de la 10ᵉ législature
Dans le fond, l’élue salue une mise en place rapide et efficace des organes de l’Assemblée nationale dès l’installation de la 10ᵉ législature, le 8 février 2026. Une célérité qu’elle interprète comme le signe d’une bonne maîtrise des mécanismes parlementaires.
Elle souligne également la régularité du fonctionnement de l’institution et la stabilité qui a marqué ses premiers mois d’activité — des éléments clés qui renforcent la crédibilité du Parlement béninois.
De fait, le rapport met en lumière une activité institutionnelle soutenue et bien structurée, avec une forte implication des organes internes.
Transparence et reddition de comptes au cœur de l’action
Au-delà de l’organisation, Chantal Ahyi insiste sur un point majeur : la transparence.
Selon elle, la présentation de ce rapport traduit une volonté claire de rendre compte aux citoyens, dans une logique de bonne gouvernance. Un signal fort envoyé dans un contexte où l’exigence de redevabilité publique est de plus en plus forte.
Un rapport de lancement… et des défis en perspective
Mais la députée ne s’arrête pas aux satisfecit. Dans une posture lucide, elle relève également les limites du document, qu’elle qualifie de « descriptif », davantage centré sur les activités réalisées que sur leur impact réel.
Un constat qui ouvre la voie aux défis à venir :
- renforcer l’évaluation de l’action parlementaire ;
- améliorer la portée des réformes engagées ;
- inscrire durablement la législature dans une dynamique de performance.
Un appel à un vote massif
En conclusion, Chantal Ahyi a clairement affiché sa position : accorder un soutien franc au rapport présenté.
Un appel entendu, puisque le document a été adopté à l’unanimité par les députés, consacrant ainsi un premier test réussi pour Joseph Djogbénou à la tête du Parlement béninois.
Une séquence qui pose les bases d’une mandature que les élus veulent active, structurée et tournée vers la performance institutionnelle.
