Un nouveau scandale de fraude aux examens secoue le système éducatif burkinabè. Des surveillants et plusieurs candidats au Brevet d’études du premier cycle (BEPC), session 2026, ont été placés en détention provisoire à la suite de faits de fraude présumés constatés au centre secondaire de Guéré, dans la commune de Guiba, province du Zoundwéogo.
Dans un communiqué, le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Manga indique que les investigations ouvertes après un signalement ont permis de mettre au jour un dispositif de tricherie organisé lors des épreuves écrites. Selon les conclusions de l’enquête, pendant l’épreuve de physique-chimie, un surveillant aurait dicté aux candidats des réponses obtenues à l’aide d’un téléphone portable utilisant un système d’intelligence artificielle, tandis qu’un second surveillant assurait le guet à l’entrée de la salle.
L’enquête révèle également que, lors de l’épreuve d’anglais, plusieurs candidats se seraient échangé des réponses alors que l’un des surveillants somnolait et que l’autre était momentanément absent de la salle. Déférés devant le parquet le 23 juin 2026, les mis en cause ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, notamment des actes de fraude à un examen officiel, prévus et réprimés par le Code pénal burkinabè.
Au regard de la gravité des faits, les candidats majeurs ainsi que les surveillants impliqués ont été placés sous mandat de dépôt. Les candidats mineurs devront comparaître devant le juge des enfants le 6 juillet 2026, tandis que les prévenus majeurs seront jugés devant le Tribunal correctionnel de Manga le 8 juillet prochain.
À travers cette procédure, le parquet de Manga réaffirme sa volonté de lutter avec fermeté contre toute forme de fraude aux examens nationaux. Les autorités judiciaires estiment que ces pratiques portent gravement atteinte à la crédibilité du système éducatif et rappellent que les poursuites engagées s’inscrivent dans le strict respect des droits de la défense et de la présomption d’innocence.




