CEP 2026 au Bénin : un présumé système de rançonnement des superviseurs démantelé à la DEC

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Une affaire présumée de prélèvements illégaux sur les primes des superviseurs du Certificat d’études primaires (CEP), session 2026, éclabousse la Direction des examens et concours (DEC) au Bénin. Une enquête menée par la Police républicaine a permis de mettre au jour un mécanisme qui aurait consisté à ponctionner une partie importante des primes versées aux enseignants mobilisés pour la supervision de l’examen.

L’affaire serait partie de signalements faisant état de pressions exercées sur certains enseignants qui refusaient de reverser une partie de leur prime. D’après les éléments communiqués par le porte-parole de la Police républicaine, Éric O. Yérima, le dispositif présumé aurait notamment reposé sur le contrôle de la désignation des superviseurs.

Des primes amputées jusqu’à 160 000 FCFA

Au cœur des investigations figure la prime accordée aux superviseurs du CEP. Fixée à 200 000 FCFA, celle-ci aurait, dans certains cas, été amputée de montants pouvant atteindre 160 000 FCFA.

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Ainsi, des bénéficiaires n’auraient finalement conservé que 40 000 FCFA, alors même que la prime officielle s’élevait à 200 000 FCFA. Ces retenues auraient été opérées dans le cadre d’un mécanisme organisé impliquant plusieurs responsables de la DEC, selon les éléments rapportés par la Police républicaine.

Un système de quotas au cœur des soupçons

L’enquête aurait également révélé l’existence d’un système de quotas dans la désignation des superviseurs. Plusieurs chefs de service de la DEC se seraient réparti des places afin d’y faire inscrire des personnes de leur choix.

Selon les investigations rapportées par la Police, cette pratique ne reposerait sur aucune disposition légale ou réglementaire. Des proches de responsables auraient ainsi pu être désignés comme superviseurs, y compris des personnes qui ne seraient pas nécessairement des enseignants.

Le mécanisme présumé aurait donc dépassé la seule question des retenues sur les primes. Il aurait également concerné le processus de sélection des personnes appelées à participer à l’encadrement de l’examen.

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La crainte de représailles comme moyen de pression

Selon les éléments de l’enquête, le système aurait pu perdurer notamment en raison de la crainte de représailles chez les enseignants concernés. Des menaces d’affectation auraient notamment été utilisées pour contraindre certains bénéficiaires à accepter les prélèvements présumés.

La Police républicaine évoque ainsi un dispositif qui aurait fonctionné dans la durée, avec plusieurs acteurs présumés impliqués dans son organisation.

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Huit personnes devant la CRIET

Les investigations ont finalement conduit huit personnes devant le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).

À l’issue de leur présentation à la justice, une personne a été placée sous mandat de dépôt, tandis que sept autres sont poursuivies sans mandat de dépôt.

À ce stade, les faits restent au stade des accusations et de la procédure judiciaire. L’enquête devra notamment permettre de déterminer les responsabilités individuelles, l’ampleur exacte des prélèvements présumés ainsi que les éventuelles ramifications du système.

Cette affaire relance, par ailleurs, la question de la transparence dans la gestion des primes liées à l’organisation des examens nationaux et du respect des règles encadrant la désignation des personnels mobilisés.

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.