La justice béninoise a franchi une nouvelle étape dans l’affaire de la tentative de coup d’État manqué du 7 décembre 2025. Ce mardi 16 décembre, trente (30) militaires présumés mutins ont été placés en détention préventive après leur comparution devant le juge des libertés et de la détention (JLD) de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). L’affaire a été officiellement envoyée en instruction et confiée à la Commission d’instruction de la Cour.
Des inculpations lourdes pour des faits graves
Selon les informations obtenues par Libre Express auprès de sources judiciaires, trente-et-une (31) personnes, dont 30 militaires, ont été inculpées de quatre charges principales :
- Attentat à la sûreté de l’État
- Assassinat
- Trahison
- Intelligence avec une puissance étrangère
Ces inculpations reflètent la gravité des faits reprochés et les risques encourus par les mutins, dont la détention préventive a été décidée après leur passage devant le juge d’instruction et le JLD.
Le déroulement des arrestations et des auditions
Les militaires inculpés ont été arrêtés principalement au siège de la télévision nationale SRTB, cible stratégique de l’attaque, ainsi que dans d’autres lieux liés aux événements du 7 décembre 2025. Conformément à la procédure pénale, ils ont successivement comparu :
devant le procureur spécial,
devant les juges de la Commission d’instruction de la CRIET,
puis devant le juge des libertés et de la détention, qui a ordonné le mandat de dépôt.
Selon des sources proches du dossier, d’autres groupes de militaires présumés impliqués pourraient être présentés à la justice dans les prochains jours.
Le contexte de la tentative de coup d’État
Dans la nuit du 6 au 7 décembre 2025, un groupe de militaires, conduit par un lieutenant-colonel, a tenté de prendre le contrôle de plusieurs sites stratégiques à Cotonou, notamment :
le domicile du président Patrice Talon,
le siège de la télévision nationale (SRTB).
L’objectif affiché des mutins était de diffuser un message subversif à la télévision et de renverser les institutions en place. L’intervention rapide des forces loyalistes a permis de contenir la menace, entraînant l’arrestation immédiate de certains militaires et, dans les jours suivants, la mise en détention d’autres complices présumés, militaires et civils.
Une procédure judiciaire suivie et rigoureuse
Avec ces derniers placements en détention provisoire, la CRIET confirme sa rigueur dans le traitement des affaires de haute gravité. L’affaire est désormais en instruction, une étape qui permettra de déterminer les responsabilités individuelles et collectives, avant de passer à un jugement sur le fond.
La suite de l’enquête et des procédures judiciaires sera scrutée de près, tant par l’opinion publique que par les acteurs politiques, dans un contexte où la sécurité nationale et la préservation de l’ordre constitutionnel restent des priorités absolues.






