Une traversée qui aurait pu virer au drame. Dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 août 2026, le pont Lifo, situé sur l’axe reliant Aklampa à Glazoué, dans le département des Collines, s’est brutalement rompu au passage d’un taxi-moto. Le conducteur et sa passagère, une femme âgée d’environ 80 ans, ont été précipités dans les eaux en contrebas. Ils ont finalement été secourus après plusieurs heures de recherche.
Il était environ 23h30 lorsque le conducteur de taxi-moto, communément appelé « zémidjan », s’est engagé sur l’ouvrage avec sa cliente, en direction d’Aklampa. Au moment du passage, le pont a cédé, entraînant la moto et ses deux occupants dans le cours d’eau. La violence de la chute et le courant ont rapidement compliqué les opérations de secours.
Alertés dans la foulée, les sapeurs-pompiers et les forces de sécurité se sont mobilisés pour retrouver les deux victimes. Les recherches se sont poursuivies dans la nuit. Le conducteur a finalement été repêché aux environs de 1h45 du matin. Quelques minutes plus tard, vers 2 heures, les secours sont parvenus à retrouver la passagère. Les deux victimes ont ensuite été évacuées vers une structure sanitaire pour recevoir les soins nécessaires.
Un ouvrage déjà signalé comme dégradé
Au-delà de l’accident, la rupture du pont Lifo ravive les préoccupations des populations d’Aklampa sur l’état de cet ouvrage régulièrement emprunté par les usagers de la route. Des riverains affirment que le pont présentait déjà des signes de dégradation et que des alertes avaient été lancées afin d’appeler à sa réhabilitation et à la sécurisation du passage.
Certaines informations locales évoquent par ailleurs une rupture favorisée par la montée des eaux consécutive aux fortes pluies enregistrées dans la zone. Cette hypothèse reste toutefois à confirmer par une expertise technique. À ce stade, aucune conclusion officielle ne permet d’établir avec certitude les causes précises de l’effondrement.
La circulation perturbée sur l’axe Aklampa-Glazoué
La défaillance de cet ouvrage constitue un nouveau problème pour les populations qui dépendent de cet axe pour leurs déplacements quotidiens. Elle pose également la question de la sécurisation des infrastructures de franchissement dans les zones rurales, particulièrement en période de fortes pluies.
L’incident n’a heureusement pas fait de décès, mais il aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus lourdes. La survie des deux usagers tient notamment à la mobilisation des secours, intervenus dans des conditions nocturnes difficiles.
L’accident remet ainsi au premier plan l’urgence d’une évaluation technique du pont Lifo et, plus largement, des ouvrages similaires exposés à la dégradation ou à la montée des eaux. Pour les habitants d’Aklampa, l’enjeu est désormais d’éviter qu’un prochain passage sur cet axe ne se transforme en tragédie.



