Un changement majeur est intervenu à la tête du Groupement des Forces spéciales de la Garde nationale béninoise. Le lieutenant-colonel Pascal Tigri, jusque-là commandant de cette unité d’élite, a été remplacé. Il cède désormais son fauteuil à Bossou Edmond, officiellement installé dans ses nouvelles fonctions.
Cette réorganisation intervient dans un contexte sécuritaire et institutionnel particulièrement sensible. En effet, Pascal Tigri s’est retrouvé au cœur de l’actualité nationale après son implication présumée dans la tentative de coup d’État déjouée du 7 décembre 2025 contre le régime du président Patrice Talon.
Ancien chef des Forces spéciales, une unité réputée pour sa rigueur, sa capacité d’intervention rapide et ses missions à haut risque, notamment dans la lutte contre le terrorisme, Tigri était considéré comme un officier opérationnel aguerri avant ces événements.
Sa mise à l’écart s’inscrit donc dans une dynamique de réorganisation du commandement militaire, visant à renforcer la discipline, la loyauté républicaine et l’efficacité des unités stratégiques.
Le nouvel homme fort du Groupement, Bossou Edmond, hérite ainsi d’une responsabilité de premier plan. Il devra consolider les acquis de cette unité d’élite tout en rétablissant la confiance au sein de la chaîne de commandement, dans un contexte où la stabilité des institutions demeure une priorité nationale.
Ce changement à la tête des Forces spéciales traduit la volonté des autorités béninoises de tourner la page des récents soubresauts et de réaffirmer le contrôle de l’État sur les forces de défense et de sécurité.






