Du 29 avril au 2 mai 2026, le camp militaire de Cana a accueilli 158 étudiants de l’École nationale supérieure des travaux publics (ENSTP), rattachée à l’Université nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (UNSTIM) d’Abomey. Pendant cinq jours, ces futurs ingénieurs ont été plongés dans un environnement structuré, exigeant et codifié, au cœur de la deuxième édition d’un programme d’immersion patriotique et militaire.
Une formation encadrée par l’armée
Placée sous la supervision du lieutenant-colonel Georges Kpovihin, commandant de l’École nationale des officiers (ENO) de Toffo, cette session a alterné entraînements physiques intensifs et enseignements théoriques. Les 158 étudiants, dont 29 femmes, ont été soumis à un rythme soutenu inspiré des méthodes de formation militaire.






Au programme : exercices de discipline, activités de cohésion, respect strict de la hiérarchie, gestion du temps et renforcement de l’endurance physique. L’objectif affiché est clair : développer des réflexes de rigueur, de ponctualité et d’esprit d’équipe.
Former des ingénieurs à la discipline du terrain
Au-delà de l’aspect militaire, cette immersion s’inscrit dans une logique pédagogique assumée par les responsables de l’ENSTP. Pour le professeur Osséni Arouna, directeur de l’établissement, cette expérience constitue un complément essentiel à la formation académique.
Selon lui, les futurs ingénieurs sont appelés à diriger des projets complexes, souvent sur des chantiers exigeants où la discipline, la coordination et la résistance au stress sont déterminantes. L’immersion militaire apparaît ainsi comme un outil pour rapprocher la formation théorique des réalités du terrain.
Une coopération appelée à durer
Cette initiative conjointe entre les Forces armées béninoises (FAB) et l’UNSTIM s’inscrit dans une dynamique plus large de collaboration entre institutions militaires et universitaires. L’objectif est de forger des profils d’élites civiles plus structurés, capables d’évoluer dans des environnements exigeants et de gérer des responsabilités importantes.





Avec cette deuxième édition, le programme semble s’installer progressivement comme une tradition de formation complémentaire, à la croisée de l’éducation civile et de l’instruction militaire. Une approche qui pourrait, à terme, influencer durablement la préparation des cadres techniques du pays.



