Au-delà des préparatifs administratifs et de la cérémonie, le mariage peut aussi être l’occasion pour les futurs époux de faire le point sur leur santé. Selon les professionnels de santé, certains examens permettent notamment de dépister des infections, de connaître son statut immunitaire ou encore d’identifier certaines caractéristiques sanguines importantes pour un projet de grossesse.
Se marier, c’est aussi construire un projet de vie à deux. Dans cette perspective, un bilan médical avant le mariage peut permettre aux futurs conjoints de mieux connaître leur état de santé et, lorsque cela est nécessaire, de bénéficier rapidement d’une prise en charge.
Les examens à réaliser peuvent varier selon l’âge, les antécédents, le contexte médical et le projet de grossesse. Parmi ceux fréquemment évoqués par les professionnels de santé figurent les suivants.
1. Le dépistage du VIH
Le test de dépistage du VIH permet de connaître son statut sérologique. Lorsqu’une infection est diagnostiquée, une prise en charge médicale précoce permet aujourd’hui de contrôler efficacement le virus et de réduire considérablement le risque de transmission.
Le dépistage doit être réalisé dans une démarche de santé et de prévention, dans le respect de la confidentialité et du consentement de chacun.
2. Le groupe sanguin et le facteur Rhésus
La détermination du groupe sanguin ABO et du facteur Rhésus (Rh) permet de connaître son profil sanguin.
Le facteur Rhésus revêt une importance particulière en cas de grossesse. Une femme Rh négatif portant un fœtus Rh positif peut, dans certaines circonstances, développer des anticorps susceptibles d’affecter une grossesse ultérieure. Un suivi médical approprié permet toutefois de prévenir ces complications.
3. L’électrophorèse de l’hémoglobine
Cet examen est particulièrement important dans les pays où les hémoglobinopathies, notamment la drépanocytose, sont fréquentes.
L’électrophorèse permet d’identifier le type d’hémoglobine présent dans le sang et de déterminer notamment si une personne est porteuse du trait drépanocytaire ou présente une forme de maladie de l’hémoglobine.
Pour les couples ayant un projet d’enfant, connaître le statut des deux partenaires permet de bénéficier d’un conseil génétique et de comprendre les éventuels risques pour leur descendance.
4. Les hépatites B et C
Le dépistage des hépatites B et C permet de rechercher une infection virale qui peut parfois évoluer silencieusement pendant plusieurs années.
L’hépatite B est particulièrement importante à dépister puisqu’elle peut se transmettre notamment par voie sexuelle et de la mère à l’enfant. Il existe par ailleurs un vaccin contre l’hépatite B, ce qui permet de protéger les personnes non immunisées.
5. Le dépistage de la chlamydia
La chlamydia est une infection sexuellement transmissible qui peut ne provoquer aucun symptôme. Pourtant, lorsqu’elle n’est pas diagnostiquée et traitée, elle peut entraîner des complications, notamment au niveau de la fertilité.
Son dépistage peut donc être particulièrement pertinent chez les personnes sexuellement actives, selon leur situation et les recommandations du professionnel de santé.
6. Le dépistage de la syphilis
La syphilis est une autre infection sexuellement transmissible qui peut parfois passer inaperçue.
Un dépistage permet de la détecter et, lorsqu’elle est confirmée, de mettre en place un traitement. Chez la femme enceinte, son dépistage est particulièrement important en raison des risques de transmission au fœtus.
7. La sérologie de la toxoplasmose
La toxoplasmose mérite une attention particulière lorsqu’un couple envisage une grossesse.
La sérologie permet de déterminer si une personne a déjà été exposée au parasite et si elle possède des anticorps. Chez une femme enceinte non immunisée, certaines précautions permettent de réduire le risque d’infection pendant la grossesse.
8. La sérologie de la rubéole
La rubéole est également importante dans le cadre d’un projet de grossesse. Une infection pendant la grossesse, particulièrement au début, peut entraîner de graves complications pour le fœtus.
La sérologie permet notamment de vérifier si la femme possède des anticorps protecteurs. En cas d’absence d’immunité, le professionnel de santé peut conseiller les mesures appropriées avant une grossesse. Le vaccin contre la rubéole est un vaccin vivant et n’est pas administré pendant la grossesse ; la vaccination, lorsqu’elle est indiquée, doit donc être anticipée.
Un bilan à adapter à chaque couple
Cette liste ne signifie pas que tous les futurs mariés doivent obligatoirement effectuer exactement les mêmes examens. Le bilan préconjugal doit être adapté à chaque personne, en fonction de ses antécédents, de ses facteurs de risque, de son statut vaccinal et de son projet de grossesse.
L’objectif n’est pas de transformer le mariage en examen médical, mais de favoriser la prévention, le dépistage et le dialogue au sein du couple. Un médecin, une sage-femme ou un autre professionnel de santé peut déterminer les examens réellement nécessaires et expliquer les résultats.
Avant de se dire « oui », prendre soin de sa santé et de celle de son futur partenaire peut ainsi constituer une étape importante pour démarrer la vie conjugale sur de bonnes bases.



