Le gouvernement nigérien poursuit sa réforme du secteur immobilier. Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a adopté un projet de décret fixant les critères de tarification des loyers ainsi que les taux minima et maxima applicables sur l’ensemble du territoire national.
Cette mesure s’inscrit dans la dynamique de régulation du marché locatif engagée depuis la création, en septembre 2025, de la Commission nationale ad’hoc de tarification des loyers. L’objectif affiché par les autorités est de mieux encadrer les prix des logements et de faciliter l’accès des populations à des habitations décentes à des coûts plus abordables.
Selon le communiqué officiel du Conseil des ministres, plusieurs critères ont été retenus pour déterminer les loyers. Il s’agit notamment de la localisation des logements, de leur typologie, de leurs caractéristiques, de la forme de location, des services associés ainsi que du standing des habitations.
La nouvelle réglementation concerne principalement les logements à usage d’habitation de type F2, composés d’un salon, d’une chambre et d’une douche, ainsi que les logements de type F3 comprenant un salon, deux chambres et une douche. Les tarifs seront différenciés selon que les logements se situent dans des zones résidentielles ou traditionnelles, avec une prise en compte du niveau de standing.
À travers cette réforme, les autorités nigériennes entendent lutter contre la flambée des loyers observée dans plusieurs villes du pays, notamment à Niamey, où les coûts de location sont devenus un sujet de préoccupation pour de nombreux ménages.
Le dispositif s’appuie également sur les dispositions du Code des baux à loyer de 1996, qui prévoyait déjà l’instauration de critères nationaux de tarification ainsi que des plafonds de loyers fixés au niveau local.
Pour les autorités, cette nouvelle étape vise à instaurer davantage de transparence dans le secteur locatif, réduire les abus et favoriser une meilleure stabilité sociale dans un contexte marqué par une forte pression sur le logement.



