La professionnalisation de la phytothérapie africaine poursuit son chemin. Ce dimanche 23 août 2026, les participants à une certification professionnelle en phytothérapie scientifique, nutrition clinique et formulation des phytomédicaments ont franchi une nouvelle étape avec une phase pratique consacrée à la préparation de plusieurs formes de produits à base de plantes.
Après plusieurs séances d’apprentissage théorique, les apprenants sont passés à la pratique. Sous la conduite du Dr Silla Adam, ils ont été amenés à manipuler et à expérimenter différentes techniques de formulation, notamment autour des gélules, des sirops et des teintures mères.
Cette phase pratique constitue un volet essentiel de la formation. Elle vise à permettre aux participants de ne pas se limiter à l’acquisition de connaissances théoriques, mais de mieux comprendre les différentes étapes entrant dans la préparation et la formulation des produits issus de la pharmacopée végétale.
De la transmission des savoirs à la professionnalisation
Portée par l’École de Sagesse et des Sciences Ancestrales des Peuples Africains (ESSAPA), institution académique de KORÉDÉ CULTURE INTERNATIONAL, la certification s’adresse notamment aux praticiens, professionnels et chercheurs intéressés par la phytothérapie et les savoirs thérapeutiques africains.
L’ambition affichée est de contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de praticiens mieux formés et davantage outillés pour exercer leur activité. Une démarche qui s’inscrit dans un mouvement plus large de structuration des médecines traditionnelles et de valorisation des connaissances endogènes.
Au Bénin, cette dynamique rejoint d’ailleurs les efforts engagés ces dernières années autour du renforcement des capacités des praticiens de la médecine traditionnelle. Des initiatives réunissant organisations de praticiens, chercheurs et universitaires mettent notamment l’accent sur l’identification des plantes médicinales, l’hygiène, la préparation des produits, la qualité et la sécurité.
Pour KORÉDÉ CULTURE INTERNATIONAL, l’enjeu dépasse donc la simple organisation de sessions de formation. Il s’agit de créer progressivement un cadre dans lequel formation, recherche, transmission des savoirs, professionnalisation et entrepreneuriat peuvent se rejoindre.
Construire un écosystème autour des savoirs africains
Cette vision se traduit également par plusieurs programmes développés autour de la structure, dont le Programme d’Excellence en Phytomédecine (PEP) et le Cercle National des Hounnon et Bokonon du Bénin (CNHBB).
À travers ces initiatives, KORÉDÉ CULTURE INTERNATIONAL entend rassembler différents acteurs des patrimoines thérapeutiques et culturels africains afin de favoriser le partage d’expériences, le renforcement des compétences et la valorisation des savoirs endogènes.
Cette orientation n’est pas nouvelle pour l’organisation. Dès 2021, KORÉDÉ CULTURE INTERNATIONAL avait déjà lancé à Cotonou une formation professionnelle et certifiante consacrée à la pratique de la phytothérapie africaine, avec l’ambition affichée de mieux former les acteurs du domaine.
L’organisation s’est également illustrée à travers les Africa Korédé Awards, dont la 6e édition, organisée en 2023, avait notamment été consacrée à l’innovation et à la recherche en médecine traditionnelle.
Cap sur le 8e Forum panafricain des thérapeutes
Après cette nouvelle étape de formation pratique, KORÉDÉ CULTURE INTERNATIONAL annonce désormais une autre échéance : le 8e Forum panafricain des thérapeutes, prévu le 3 octobre 2026, avec une participation annoncée à 35 000 FCFA.
Le rendez-vous devrait réunir des thérapeutes, praticiens, chercheurs et différents acteurs intéressés par les médecines et les savoirs thérapeutiques africains.
À travers ce forum et ses différents programmes, l’organisation entend poursuivre son plaidoyer en faveur d’une meilleure structuration du secteur et d’une valorisation responsable des connaissances héritées des générations précédentes.
Entre héritage et exigences contemporaines
La démarche portée par KORÉDÉ CULTURE INTERNATIONAL intervient dans un contexte où la médecine traditionnelle occupe une place importante dans de nombreuses sociétés africaines, tout en étant confrontée à des défis liés notamment à la qualité, à la sécurité, à la formation des praticiens et à la validation scientifique des préparations.
La professionnalisation apparaît ainsi comme un enjeu majeur : préserver les connaissances ancestrales tout en développant des pratiques mieux documentées, mieux encadrées et adaptées aux exigences contemporaines.
Pour les responsables de KORÉDÉ CULTURE INTERNATIONAL, l’objectif est précisément de faire évoluer cet héritage sans le dissocier de ses fondements culturels. La formation, la recherche et la transmission doivent permettre, selon cette vision, de donner davantage de perspectives aux acteurs africains du secteur.
La séance pratique de ce dimanche 23 août marque ainsi une étape supplémentaire dans ce processus. Avec la formation de nouveaux praticiens et la mise en place de cadres d’échange et de professionnalisation, KORÉDÉ CULTURE INTERNATIONAL entend contribuer à faire des savoirs thérapeutiques africains un domaine davantage structuré, valorisé et transmis aux générations futures.



