Les acteurs engagés dans la protection et l’assistance aux migrants et migrantes au Bénin poursuivent leurs efforts pour renforcer les mécanismes de prise en charge des personnes en situation de mobilité. Réunis le vendredi 12 juin 2026 au Miracle Hôtel de Bohicon, dans le département du Zou, ils ont pris part à la troisième séance de concertation organisée dans le cadre du projet OUESTAF. Cette rencontre a permis d’évaluer les Procédures Opérationnelles Standards (POS) expérimentées sur des cas réels et d’y apporter les ajustements nécessaires afin d’améliorer leur efficacité.
Cette session a mobilisé des représentants des structures étatiques, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs communautaires intervenant dans le domaine de la migration. Elle s’inscrit dans la continuité des précédentes étapes du processus, organisées respectivement à Ouidah et à Grand-Popo.
Après une première phase de validation des POS, suivie d’une expérimentation sur une quarantaine de cas de migrants et migrantes, cette troisième rencontre visait à partager les enseignements tirés du terrain. Les participants ont ainsi examiné les acquis enregistrés, identifié les difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre et formulé des recommandations destinées à rendre ces procédures plus adaptées aux réalités du contexte béninois.
À l’ouverture des travaux, la Coordonnatrice nationale du réseau WiLDAF-Bénin, Ahouéfa Françoise Sossou Agbaholou, a rappelé l’importance stratégique de cette étape dans le cadre du projet OUESTAF. Elle a précisé que cette initiative, financée par l’Union européenne, contractée par l’ICMPD et mise en œuvre par le consortium WeWorld–WiLDAF Afrique de l’Ouest, ambitionne de renforcer les mécanismes de coordination, de protection et d’assistance en faveur des migrants et migrantes, avec une attention particulière accordée aux personnes les plus vulnérables.
Une démarche participative au service de l’amélioration des dispositifs
Au cours de son intervention, la Coordonnatrice nationale de WiLDAF-Bénin a souligné que cette phase d’évaluation constitue une opportunité essentielle pour mesurer la pertinence des POS à travers leur application sur des situations concrètes. Selon elle, l’exercice permet non seulement de relever les insuffisances observées sur le terrain, mais aussi de recueillir les propositions des différents acteurs en vue d’améliorer la qualité des services offerts aux migrants.
Les échanges, menés dans une approche participative, ont favorisé le partage d’expériences entre les différentes parties prenantes. Cette dynamique a contribué à une meilleure compréhension des mécanismes de protection existants et des défis liés à leur mise en œuvre. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer la coordination interinstitutionnelle et de développer davantage les capacités des intervenants afin d’assurer une réponse plus efficace aux besoins des personnes migrantes.
Des ajustements validés pour une prise en charge plus efficace
Les travaux en plénière ont abouti à la consolidation des recommandations issues de la phase d’expérimentation. Les contributions recueillies ont permis de réviser certaines dispositions des Procédures Opérationnelles Standards afin de les rendre plus cohérentes, plus fonctionnelles et davantage adaptées aux réalités des bénéficiaires, notamment les femmes, les jeunes filles et les enfants, souvent plus exposés aux risques liés à la migration.
Les participants ont également réaffirmé l’importance d’une approche holistique de la gestion migratoire, reposant sur des mécanismes de référencement performants et une collaboration renforcée entre les institutions publiques, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers.
À l’issue des travaux, les acteurs présents ont convenu de poursuivre cette dynamique de concertation afin d’assurer une mise en œuvre efficace du mécanisme national de protection et d’assistance aux migrants et migrantes.
Cette troisième séance de concertation marque ainsi une étape importante dans la consolidation d’un dispositif national plus structuré et plus performant. Fondée sur l’apprentissage continu et l’amélioration progressive des outils de prise en charge, cette démarche témoigne de la volonté des acteurs impliqués de garantir une meilleure protection des personnes migrantes au Bénin.



