Le Conseil des ministres réuni ce mercredi 18 février 2026 a franchi une étape majeure dans la protection de la santé publique au Bénin. Parmi les décisions phares prises au cours de cette session figure la création de l’Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques, une structure dédiée à la prévention, au contrôle et à l’éradication progressive du paludisme et des vecteurs responsables de sa transmission.
Une réponse institutionnelle à un fléau persistant
La malaria demeure l’une des premières causes de consultation et d’hospitalisation dans les formations sanitaires du pays, affectant particulièrement les enfants et les femmes enceintes. Malgré les efforts déployés ces dernières années, la maladie continue de peser lourdement sur les ménages et sur le système de santé.
Avec cette nouvelle agence, le gouvernement entend renforcer la coordination nationale des actions de lutte, améliorer l’efficacité des interventions et assurer un suivi plus rigoureux des programmes existants.
Des missions claires et ambitieuses
La future Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques aura pour principales missions :
- la conception et la mise en œuvre de stratégies nationales de prévention ;
- la coordination des campagnes de lutte anti-vectorielle ;
- la promotion de l’utilisation des moustiquaires imprégnées ;
- le suivi épidémiologique et la collecte de données fiables ;
- la sensibilisation des populations aux bonnes pratiques d’hygiène et de prévention.
Elle travaillera en étroite collaboration avec les structures sanitaires, les collectivités locales, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les organisations communautaires.
Un levier pour la santé et le développement
Au-delà de l’enjeu sanitaire, la création de cette agence s’inscrit dans une vision plus large de développement. Le paludisme freine la productivité, alourdit les dépenses des familles et compromet la scolarité des enfants. En s’attaquant de manière structurée à ce fléau, le gouvernement vise à améliorer durablement le bien-être des populations et à soutenir la croissance économique.
Un signal fort en faveur de la prévention
Par cette décision, l’exécutif béninois envoie un message clair : la lutte contre la malaria devient une priorité nationale. La nouvelle agence devrait permettre de mutualiser les efforts, d’optimiser les ressources et de donner une impulsion décisive à la prévention.
Avec la création de l’Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques, le Bénin renforce son arsenal institutionnel pour protéger ses citoyens et bâtir un avenir plus sain.






